Les Aigles Impériaux

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 Les generaux Français

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{LCR}Coignet



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MessageSujet: Les generaux Français   Mar 6 Avr - 9:02

François Étienne Kellermann, également désigné sous le nom de Général
Kellermann
, (4 août 1770 à Metz - 2 juin 1835 à Paris), est un général
français
de la Révolution française et du Ier Empire, Fils du maréchal François Christophe Kellermann










//

La révolution


Il commença sa carrière militaire, en entrant comme sous-lieutenant
dans le régiment de hussards, commandé par son père François Christophe Kellermann
qu’il quitta rapidement, pour suivre en 1791, le chevalier de
Ternau, nommé ambassadeur aux États-Unis.
Rentré en France en 1793, il se rendit auprès de son père, qui allait
reprendre le commandement de l’armée des Alpes et d’Italie; devint son
aide-de-camp, fit en cette qualité la campagne des
Alpes, assista au siège de Lyon, et partagea la disgrâce de son père quand Robespierre le fit incarcérer à la
prison de l'Abbaye.
De retour à Metz, auprès de son oncle, Monsieur de Marbois, il fut
mis lui-même en état d'arrestation pour avoir correspondu, au sujet de
son père, avec la maîtresse de l'hôtel des Princes, laquelle avait eu la
lâcheté de livrer sa correspondance à la police.
Interrogé par Barthélémy, maire de Metz, il
exposa les faits avec franchise, soutint qu'il avait toujours été animé
de sentiments patriotiques, et parvint à se justifier en invoquant un
écrit qu'il avait publié à son retour d'Amérique,
dans lequel il faisait le plus grand éloge des constitutions libres des
États-Unis.
Mis en liberté quelque temps après, Kellermann se rendit à Grenoble,
et réclama auprès des députés de la Convention, Albitte, Nioche, Dubois-Crancé,
le commandement du bataillon des chasseurs des Hautes-Alpes,
dont il était titulaire. Sur leur refus, il entra comme volontaire dans
le 1er Régiment de Hussards.
Après l'élargissement de son père, il reprit le commandement de son
bataillon qui se trouvait à cette époque à Cagliano, près du Cap Vado, non loin
de Savone,
et peu de temps après les fonctions d'aide-de-camp avec le grade de chef de brigade.
Nommé adjudant-général il reçut l'ordre d'aller rejoindre le général
en chef Napoléon Bonaparte, qu'il suivit à Lodi, à Milan et à Pavie.
Passé ensuite à la division du général Masséna, il fut chargé, par ce général, de plusieurs
reconnaissances, et se trouva avec lui à Bassano, à Arcole, à Rivoli, et
à la prise de
Mantoue.
Au passage du Tagliamento, en l'an V, il fut blessé de plusieurs
coups de sabre dans la charge qu'il exécuta avec le général Dugua.
Chargé d'aller présenter au Directoire
les drapeaux conquis sur l'ennemi, il fut élevé au grade de général de brigade sur la demande
formelle de Bonaparte. Il n'avait alors que vingt-six ans.
Kellermann commandait l'avant-garde de la division Macdonald, à l'époque de
l'entrée du général Mack en Italie ; et fit, sous les ordres de Championnet, cette
campagne ou 15 000 Français dispersèrent 60 000 Napolitains,
appuyés d'innombrables masses d'insurgés.
Placé en avant du village de Nepi, le 23
frimaire an VII (13 décembre 1798), il
résista à la première colonne, qui l'attaqua avec résolution, et n'ayant
avec lui que deux bataillons, trois escadrons de chasseurs et deux
pièces d'artillerie légère, il parvint à mettre en déroute 8 000 hommes.
[1]
Cependant le général ennemi, déterminé à prendre sa revanche, marcha
de nouveau contre Kellermann, qui avait à peine 600 hommes d'infanterie,
150 chevaux du 19e
de Chasseurs et 2 pièces de canon. Après avoir soutenu cette
attaque avec sa bravoure accoutumée, il chargea la colonne napolitaine,
la mit en fuite, s'empara de ses caissons, de ses équipages, du trésor
de l'armée, puis arriva sous les murs de Rome, où il
n'eût point hésité à pénétrer pour enlever le roi de Naples, s'il n'avait
craint que les troupes du général Burkard, réunies à celles du comte Roger de Damas, émigré français, ne vinssent lui couper la
retraite en se reformant derrière lui.
Voulant châtier Viterbe qui s'était révoltée, il se dirigea sur cette
ville, et ayant rencontré sur sa route Roger de Damas à la tête de 6 000
hommes, il le défit et l'obligea à chercher son salut dans la fuite.
Privé de ces secours, Viterbe se rendit, et les Français, prisonniers
depuis un mois dans cette ville, furent rendus à la liberté ; et
Kellerman se dirigea vers Rome pour rejoindre l'armée qui était en
marche sur Naples.[2]
Arrivé le 4 pluviôse an VII sous les murs de Naples, le
général en chef chargea Kellermann de se porter du côté de la mer pour
s'emparer des forts del Ovo et de Castel Nuovo, qu'il emporta à la
baïonnette.
Il pénétra le premier au cœur de la ville avec un petit nombre
d'hommes, s'empara du point central de résistance des Lazzaroni, dit le Luogo
degli Studi
, dispersa cette troupe de rebelles et s'avança vers le
château Saint-Elme pour délivrer les patriotes napolitains qui s'y
étaient réfugiés. Le lendemain, il reçut l'ordre de descendre dans
Naples pour prendre possession du château de l'Oeuf, le seul lieu
fortifié qui ne fût point encore occupé par nos troupes.
Obligé de se rendre aux bains d'Aix-en-Provence, à la suite d'une violente névralgie,
il y était depuis quelque temps, lorsque Bonaparte aborda
miraculeusement à Fréjus.[3]
Chargé, en l'an VIII, par le premier Consul, d'une brigade de grosse
cavalerie à l'armée d'Italie, il combattit avec elle à Marengo. Kellermann « fils » se fit connaître le 14 juin 1800 à Marengo avec la charge de cavalerie
qu'il mena à la tête de 400 hommes et qui décida de la victoire ; c'est
à la suite de cette action qu'il fut nommé général de division.[4]
Le général Kellermann décida par cette charge d'une des plus
étonnantes victoires des annales militaires françaises.
Général de division le 16 messidor an VIII,
il reçut, le 23 vendémiaire an XII, la
Légion d'honneur, fut chargé d'une
inspection de troupes à cheval de l'armée d'Italie, et reçut le commandement de la cavalerie
lors de l'invasion du Hanovre.
L’Empire


En l’an
XIV, il joignit la Grande Armée la veille de la bataille d'Austerlitz où il commandait
la cavalerie du Ier Corps d'armée sous le maréchal Bernadotte.
La rapidité de ses mouvements ayant attiré le régiment des hulans du
grand duc Constantin à travers les
bataillons français, ce régiment périt presque entier fusillé à bout
portant, et le général Essen, qui l'avait conduit, fut mortellement
frappé.
Il sera ensuite dans la péninsule Ibérique sous le commandement
de Junot. En 1807 il fut
chargé du commandement d'une division sous Junot, à l'armée
expéditionnaire de Portugal. Il participe le 21 août 1808 à la bataille de Vimeiro contre les forces britannico-portugaises;
c'est lui qui sera, à la suite de cette défaite, chargé par Junot de
solliciter une suspension d'arme.
Junot réunit tous les généraux en un conseil de guerre dans lequel on
examina la situation de l'armée française, il fut décidé que l'on
tenterait une négociation avec les Britanniques, attendu que l'on ne
pouvait, avec 20 000 hommes, se maintenir dans un pays en insurrection
et en présence d'une armée quadruple de la française. Le général
Kellermann, en qui l'habileté ne le cédait point à la valeur, fut
désigné pour remplir cette difficile mission.
En conséquence, il se rendit le 23 août
au quartier général britannique, où il fut reçu par les généraux
ennemis avec la plus grande distinction. [5]
Dès que la Convention de Cintra eut été ratifiée,
l'armée française s'embarqua, le 30
septembre, sur des vaisseaux britanniques avec ses armes, ses
munitions, ses bagages, et rentra tout entière dans la Péninsule un mois
après en être sortie.
En 1809,
il remplaça le maréchal Bessières dans le commandement en
chef de l'armée septentrionale d'Espagne, et se joignit au corps du
maréchal Ney en Galice, avec lequel il effectua l'invasion des Asturies,
et battit l'armée réunie par le marquis de La Romana.
Il combattit à Alba de Tormes,
où il remporta, huit jours après la bataille d'Ocaña, un avantage non moins
décisif.
Le général Marchand ayant battu le duc del Parque
celui-ci, s'étant renforcé, s'avançait sur Salamanque
avec une armée de 40 000 hommes. Le général Kellermann, informé de cet
événement, abandonna toutes ses positions, excepté Valladolid,
atteignit le 26 novembre l'avant-garde du duc del Parque au Carpio, et le força à
se retirer sur Salamanque.
Le 28, à deux heures après midi, il joignit l'arrière-garde du corps
espagnol, qui se repliait dans la direction d'Alba de Tormès, où le duc del Parque
avait pris position.
Au moment où les colonnes ennemies se formaient, il se précipita sur
elles avec sa redoutable cavalerie, en fit un affreux carnage, leur
enleva leurs drapeaux, leur artillerie, et dispersa dans les bois, dans
les vignes voisines, ceux qu'il ne put atteindre.
Destiné à faire partie de l'expédition de Moscou, le général
Kellermann fut arrêté en chemin par une maladie grave lorsqu'il se
rendait en toute hâte à la Grande Armée.
En 1813
il fit la campagne de Saxe avec
le corps du maréchal Ney, dont il
commandait l'avant-garde au combat de
Rippach. À la bataille de Lützen, il soutint le
premier choc de l'ennemi, fut blessé et eut trois chevaux tués sous lui.
À la bataille de Bautzen, il emporta, à la
tête de l'avant-garde du maréchal Ney, le village de Klix, où il eut encore
deux chevaux tués sous lui.
Enfin, à la bataille de Wachau, en octobre,
il culbuta, avec la cavalerie polonaise,
la division des cuirassiers du général Lewachow ; mais, entraîné par son ardeur, il tomba au
milieu de trois divisions de cavalerie autrichienne de réserve, qui le
prirent en flanc, et, portant le désordre dans ses rangs, le forcèrent à
se retirer sur les hauteurs de Wachau.
En 1814,
à l'affaire de Mormant, il battit les troupes du comte de Pahlen, et
s'empara de 11 pièces de canon, de 40 caissons et de 20 000 fantassins.
Au combat de
Saint-Dizier, il contribua à mettre en déroute les colonnes de Winzingerode,
qui eurent considérablement à souffrir des charges réitérées de la
cavalerie française.
La Restauration



Après avoir adhéré aux actes du Sénat, il fut, par ordonnance royale
du 6 mai 1814, nommé
membre du conseil de la guerre pour la garde royale.
Inspecteur général pour l’organisation de la cavalerie dans les
places de Lunéville et Nancy, le 1er juin, il reçut la croix de Saint-Louis le 2, et, le
23 de la même année, le grand cordon de la Légion d'honneur.
Il commandait, lors du retour de l’île
d'Elbe de l’Empereur, une division de cavalerie à l’armée que le duc de Berry devait opposer à Napoléon.
Pendant les Cent-Jours, Napoléon lui confia le commandement
d’un corps, de grosse cavalerie, avec lequel il prit une part glorieuse à
la campagne du mois de juin. En 1815, il
reçoit le commandement du IIIe Corps de
cavalerie avec lequel il prend part aux batailles des Quatre-Bras et de Waterloo.
On sait que lors de cette dernière bataille, ayant été placé sous les
ordres du maréchal Ney, il tentera de modérer les ardeurs de son
chef en s'opposant, sans succès, aux charges irréfléchies et
désordonnées lancées par celui-ci.
Le maréchal Ney, que Napoléon avait chargé de combattre l'armée
britannique, était resté une partie de la journée sous l'influence d'une
continuelle irrésolution. Si, dès dix heures du matin, il s'était porté
sur la position des Quatre-Bras, occupée par la 3e
division belge, nul doute qu'il n'eût écrasé cette division, et qu'il
ne fût parvenu à faire subir le même sort aux autres corps de l'armée
britannico-hollandaise qui s'avançaient isolément, harassés de fatigue,
sur les chaussées de Nivelle et de Bruxelles. [6].
De retour à Paris, il fut chargé, quelque temps après, avec les
généraux Gérard et Haxo, d'apporter à Louis XVIII la soumission de l'armée de la Loire.
Après avoir hérité du titre de duc et de la pairie du maréchal son
père, Kellermann est mort le 2 juin 1835 d'une
affection de foie.
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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Mer 7 Avr - 11:36

Jean, comte Rapp, né à Colmar le 27 avril 1771 et mort à
Rheinweiler, le 8 novembre 1821, est un général
d’Empire français.





//

Origines de
Jean Rapp



Né à Colmar,
Jean Rapp, cousin germain du général de brigade Kessel, suit d'abord de longues études
théologiques pour devenir pasteur, mais il ne semble pas avoir la
vocation : il est grand, fort, robuste, d'un tempérament bagarreur. En
mars 1788,
il préfère donc s'engager dans les chasseurs des Cévennes.
Il s’enrôla à l’âge de 16 ans dans le 10e
Régiment de Chasseurs à Cheval et y fut nommé brigadier-fourrier le
1er janvier 1791, et maréchal-des-logis le
16 mai 1793.
Ses
faits militaires sous la Révolution française



Il avait déjà fait les premières guerres de la Révolution à l’armée de la Moselle et à celle du Rhin, lorsqu’il obtint le grade de sous-lieutenant le 14
germinal an I. Envoyé à l’armée des Alpes, il
devint lieutenant le 1er vendémiaire an III.
Bientôt après, il passa à l’armée du Rhin. Il ne tarde pas à se
distinguer par son courage et sa fougue, tout en collectionnant les
blessures, ce qui ajoute à son aura.[1]
À la fin de l'année 1796, il devient l'aide de camp de Desaix qui le nomme capitaine
(le 29 frimaire an V) et l'emmène avec lui lors de la campagne d'Égypte. Il lui voua, à partir
de cette époque, une affection qui ne se démentit jamais.
Campagne
d'Égypte



Il l’emmena avec lui en Égypte,
où de nouveaux combats lui valurent de nouveaux succès. Jean Rapp s'y
fait remarquer au combat de
Sediman, le 7 octobre 1798, en capturant l’artillerie
ennemie, un exploit qui lui vaut d'être promu chef d'escadron. Napoléon Bonaparte le nomme ensuite chef de brigade. [2]
À la journée du 3 pluviôse, envoyé en reconnaissance, il marcha sur
les avant-postes des Mamelouks, les mit en fuite,
pénétra dans le village de Samanhout, et
soutint une lutte inégale, dans laquelle il aurait infailliblement
succombé, si les carabiniers de la 21e
légère ne l’eussent promptement dégagé. Grièvement blessé d’un coup de kandjar à l’épaule
gauche, il se rendit au Caire pour se faire soigner. Élevé au grade de
colonel le 26 pluviôse, Rapp suivit son général en Europe.
Faits
militaires de Jean Rapp sous le premier Empire



Après la campagne d'Égypte, toujours dans le
sillage de Desaix qu'il vénère, Jean Rapp
revient en Europe et il est à la bataille de Marengo, le 14 juin 1800, lorsque Desaix tombe frappé à mort. Il
porta au général Napoléon Bonaparte les dernières et patriotiques paroles de ce
jeune héros. L’aide-de-camp du vainqueur d’Offenbourg
devint celui du conquérant de l’Italie le
25 prairial an VIII.
Jean Rapp aide de
camp de Napoléon Bonaparte



Jean Rapp devient alors l'aide
de camp du Premier consul, un poste qu'il
occupe jusqu'en 1814. À ce titre, il est chargé de nombreuses missions
de confiance par Napoléon Bonaparte, en Vendée, en Suisse et
en Belgique.
Pierre Fontaine, architecte chargé de la rénovation de la Malmaison,
note dans son Journal qu'il "surpasse en grossièreté tous ses
confrères".
Chargé en l’an X d’une mission importante dans les cantons
suisses, il somma les insurgés de Berne de
suspendre les hostilités, fit évacuer Fribourg qui avait été enlevée pendant
l’armistice, et somma la diète de
Schwitz d'accepter la médiation que lui offrait le chef du
gouvernement français. Le colonel Rapp partit pour Coire au
mois de brumaire an XI, fit comparaître devant lui le petit conseil
de cette ville et contraignit la municipalité à se dissoudre.
Revenu à Paris,
il accompagna le premier Consul dans son
voyage en Belgique, obtint le brevet de général de brigade le 11 fructidor an XI,
puis il se rendit sur les bords de l’Elbe, pour y faire élever des redoutes et prendre des
mesures défensives en cas d’un débarquement des Anglais.
À son retour en France, créé membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII,
il en devint commandeur le 25 prairial suivant.
Au mois de germinal an XIII, il épousa, par ordre de l’Empereur,
mademoiselle Vanderberg, fille
d’un riche fournisseur [3]
Austerlitz [modifier]



Le général Rapp informant l'Empereur de sa charge victorieuse contre la
Garde impériale russe à la bataille d'Austerlitz





Il se distingua sur le champ de bataille d’Austerlitz.
Ce fut lui qui, sur les hauteurs de Pratzen, vengea la
défaite d’un bataillon du 4e
de Ligne et du 24e Léger, que les fausses manœuvres de leurs
chefs avaient livrés au fer de l’ennemi. Rapp et ses 375 mamelouks de la
cavalerie de la Garde chargent les Russes en criant : « Faisons pleurer
les dames de Saint-Pétersbourg ».
Il effectue une charge mémorable à Austerlitz en prenant la tête des Mamelouks et des grenadiers
à cheval et en sabrant les Chevaliers-Gardes de la Garde impériale russe. Il porta le
désordre dans ses rangs, fit prisonnier le prince Repnin, l’un des
colonels des chevaliers-gardes, et s’empara de l’artillerie et de tous
les bagages des troupes qui lui étaient opposées. [4]
Promu général de division, la campagne de
Prusse et de Pologne, en 1807, fournit au général Rapp de nombreuses occasions
d’y déployer sa valeur chevaleresque. Chargé de poursuivre les fuyards
après la bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806, il
pénétra parmi les premiers dans Weimar.
À Naziesk, il tailla
en pièces le corps de cavalerie du général russe Kaminskoi. Enfin,
le 26 décembre, au cours de la difficile bataille de
Golomyn, il soutint une lutte opiniâtre contre des masses
d’infanterie et eut le bras gauche fracassé par une balle. Il n’était
pas encore guéri de sa blessure quand il remplaça, le 2 juin,
dans le poste de gouverneur de Dantzig,
le maréchal Lefebvre qui venait de s’emparer de
cette place. Le 23 décembre de la même année, il fut créé
chevalier de la Couronne de fer.
Il
sauve la vie de Napoléon Ier à plusieurs
reprises



Pendant deux ans il exerça les fonctions importantes de gouverneur de
Dantzig ; les habitants lui décernèrent une épée enrichie de diamants
sur laquelle on lisait une inscription, et Napoléon le nomma, le 1er août 1809, comte de l'Empire avec une dotation de
25 000 francs sur le domaine de Hitzacher situé en
Hanovre.
La guerre se ralluma cette année dans le Nord avec une nouvelle
fureur : la Bavière est envahie par les Autrichiens ; Napoléon accourt à la rencontre de
l’ennemi. L’armée française triomphe à Eckmühl,
à Ebersberg,
et se porte rapidement sur Vienne. Pendant qu’elle s’avance sur les rives du Danube,
les Autrichiens descendent ce fleuve par l’autre rive.
Jean Rapp est toujours aux premiers postes, sur la ligne de feu : à Essling, le 20 mai 1809, c'est
lui qui charge à la tête des fusiliers de la Garde impériale et
rétablit la situation.[5]
À Schönbrunn, le 12 octobre 1809, Jean
Rapp empêche le jeune Frédéric Staps d'assassiner Napoléon.
Revenu à Paris
en 1810, à
l’époque du divorce de Napoléon avec Joséphine de Beauharnais, Rapp ne
craignit pas de blâmer la conduite de son maître, et reçut, en
récompense de sa franchise, l’ordre de retourner dans son gouvernement
de Dantzig. Il n’en fut pas moins créé grand officier de la Légion
d'honneur le 30 juin 1811. Il
donna toutefois une nouvelle preuve de sa sincérité à l’Empereur en
condamnant l’expédition projetée au-delà du Niémen,
dont il prévoyait les funestes résultats.
Les troupes françaises marchent sur le Niémen,
le franchissent, culbutent les Russes à Ostrovno, à Smolensk, et arrivent à la Moskowa, où
l’armée ennemie avait rassemblé la plus grande partie de ses forces,
évaluées à 130 000 hommes. Il est blessé de quatre balles à la bataille de la
Moskowa (5-7 septembre 1812). [6]
Quoiqu’il ne fût pas remis de ses blessures, on le vit se signaler de
nouveau à la bataille de Maloyaroslavets, où
il eut un cheval tué sous lui. Il sauve encore une fois la vie de
l'Empereur en repoussant une attaque de Cosaques
à Gorodnia. Il est à nouveau blessé au passage de la Bérézina en combattant
en arrière-garde
aux côtés de Michel Ney. Il concourut à sauver l’artillerie
française qui se trouvait compromise sur ce point, et y reçut sa
vingt-quatrième blessure.
Napoléon Ier
l’envoya ensuite prendre le commandement de Dantzig,
où il devait soutenir pendant près d’un an un des sièges les plus
mémorables que nous offrent les annales de la guerre. Le 12 janvier 1813, il
s'enferme à Dantzig et soutient un siège très dur puisqu'il ne
capitule que le 29 novembre 1813. [7]
L’Empereur récompensa le dévouement de Rapp en le nommant commandant en
chef du 10e corps de la grande armée le 12 mars
suivant, et grand-croix
de la Réunion le 3 avril de la même année.
Le général Rapp eût peut-être lassé, par ses vaillantes sorties, les
forces réunies des Russes, commandées par le duc de Wurtemberg, si la
famine, une épidémie cruelle, et l’hiver avec ses pluies et ses glaces,
ne lui eussent enlevé les deux tiers de son armée. Jaloux de conserver à
la France le reste des braves qui l’avaient si bien secondé, le général
français se décida à entrer en négociations pour la reddition de la
place.
Le 27 novembre, il conclut une convention honorable qui
portait en substance, que le 10e corps
rentrerait en France avec son artillerie, ses armes et tous ses bagages.
Déjà tous les alliés étaient sortis de Dantzig, lorsque le général Rapp
apprit que l’empereur Alexandre refusait de ratifier la
capitulation et que la garnison serait conduite en Russie jusqu’à son
parfait échange ; Rapp protesta avec énergie, mais fut forcé de se
soumettre. Ce fut à Kiev, en Ukraine, qu’il apprit les événements de 1814. Il
revint à Paris
au mois de juillet suivant et y fut accueilli avec distinction par Louis XVIII. Créé chevalier de
Saint-Louis le 3 août, il obtint le grand cordon de la Légion
d'honneur le 23 du même mois.
Sous les
Cent-Jours



Après avoir montré une certaine hésitation à se rallier à Napoléon pendant les Cent-Jours,
Jean Rapp est élu député du Haut-Rhin.
En mars 1815,
Rapp se rangea sous les drapeaux de son ancien souverain, qui le nomma
le 16
avril commandant en chef de l’armée du Rhin, et pair de France le 2 juin
suivant. L’armée dont il se hâta de prendre le commandement, forte de
18 900 hommes, devait défendre, de concert avec le corps du Haut-Rhin
et de la Moselle, la chaîne des Vosges, depuis Belfort
jusqu’à Bitche.
Le désastre de Waterloo rendit inutiles ses dispositions et ses
efforts. Lorsque les soldats apprirent la défaite de l’armée du Nord et l’abdication de Napoléon, un découragement
universel s’introduisit dans leurs rangs. [8]
Sous la
Restauration [modifier]



Après Waterloo, Jean Rapp est tenu à l'écart
quelque temps, car il a résisté aux assauts ennemis jusqu'en juillet 1815.
Après le licenciement, le général Rapp se retira en Argovie (Suisse), où il fit, en 1816,
l’acquisition du château de Wildenstein. Lorsque le danger des réactions
fut passé, il revint en 1817 à Paris. Une ordonnance royale du 22 juillet 1818 le mit
en disponibilité. Créé pair de France par Louis XVIII le 5 mars 1819, il fut
nommé, quelque temps après, premier chambellan et maître de la
garde-robe en 1820.
Le 8 novembre 1821, Jean
Rapp meurt à Rheinweiler, en pays de Bade, d'un cancer à l'estomac.
Titre, Décorations, Honneurs


Titre
de noblesse d'Empire




  • Comte d'Empire.

Honneurs



  • Il fait partie des 558 officiers à avoir son nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile.

Distinctions



  • 23 août 1814 : grand
    cordon de la Légion d'honneur
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Augereau



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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Mer 7 Avr - 11:42

merci Coignet.
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{LCR}Coignet



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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Mer 7 Avr - 12:11

pas de quoi
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Kléber



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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Mer 7 Avr - 12:16

Merci Cher ministre.






"- Qui veut que je fasse un post sur lui?
- Moi! Moi! Moi! "
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¤{LCR}¤Gorchakov



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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Mer 7 Avr - 13:11

Moi
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{LCR}Coignet



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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Ven 9 Avr - 10:41

Édouard Jean-Baptiste Milhaud, fils de Louis Amilhaud et de
Marguerite Daudé, né à Arpajon-sur-Cère le 10
juillet 1766
et mort à Aurillac (Cantal), le 8
janvier 1833,
est un homme politique français, général
d’Empire, et comte d'Empire.










//

Sous la Révolution française


Élève du génie maritime en 1788, et
sous-lieutenant dans un régiment colonial en 1790, ses
principes politiques le firent nommer en 1791,
commandant de la garde nationale
d'Aurillac,
et en 1792,
il est élu député de la Convention par le département du Cantal.
À cette dernière époque, il servait en qualité de capitaine; nommé au
mois de juillet dans les chasseurs à cheval.
Il siège aux côtés des Montagnards, il fréquente
de façon assidue le Club des Jacobins. En janvier 1793, lors du Procès de Louis XVI, il vote la mort du
roi, il défend Jean-Paul Marat attaqué par les Girondins, il défend le
projet de la République universelle Jean-Baptiste Cloots. Appelé à
prononcer sur la peine à infliger à Louis XVI : « Je n'ose croire, dit-il, que de
la vie ou de la mort d'un homme dépende le salut d'un État. Les
considérations politiques disparaissent devant un peuple qui veut la
liberté ou la mort. Je le dis à regret, Louis ne peut expier ses
forfaits que sur l'échafaudj sans doute, les législateurs philanthropes
ne souillent point le Code d'une nation par l'établissement de la peine
de mort ; mais pour un tyran, si elle n'existait pas, il faudrait
l'inventer. Je déclare que quiconque ne pense pas comme Caton n'est
pas digne d'être républicain. Je condamne Louis à la peine de mort, et
je demande qu'il la subisse dans les vingt-quatre heures.
»
Envoyé en mission à l’armée du Rhin puis au mois de mai 1793, comme commissaire à
celle des Ardennes il s'y montre sans pitié,
nettoyant les états-majors des nobles et taxant les riches.
De retour à Paris,
au mois de frimaire an II, et accueilli avec faveur par les jacobins,
quelques succès de tribune l'égarèrent jusqu'à faire entendre des
paroles, qui, plus tard, lui ont été souvent reprochées : « II faut,
dit-il un jour, que la France lance sur des vaisseaux la tourbe des
ennemis de l'humanité, et que la foudre nationale les engloutisse dans
le gouffre des mers.
»
Envoyé, le 9 nivôse, à l'armée des Pyrénées orientales :
il y remet de l'ordre avec l'aide de Dugommier et de son collègue
conventionnel Pierre-Aimable de
Soubrany, il envoie d'une façon injuste le général d'Aoust
comparaître devant le Tribunal révolutionnaire, qui périt
sur l'échafaud.
Rappelé au commencement de l'an III, et nommé membre du Comité
militaire de la Convention, il fut chargé, comme rapporteur, de soutenir
d'importantes propositions, et le talent avec lequel il s'acquitta de
cette tâche permet de croire qu'il aurait été apte à devenir un habile
administrateur.
Adopte un nouveau prénom, celui de «Cumin» qu'il trouve dans le
calendrier républicain.
Après la mort de Maximilien de Robespierre le 28
juillet 1794,
il rentre à Paris.
Quand Jean-Baptiste Carrier est attaqué à la
Convention, Édouard Jean-Baptiste Milhaud, dont il est cousin, prend sa
défense et est le seul député à voter contre sa mise en accusation.
Sous le
Directoire [modifier]



La réaction thermidorienne ayant pris un caractère de persécution et
de vengeance, son arrestation, proposée par Girardin
(de l'Aude), eût été prononcée s'il n'eût été défendu par ses collègues
du Comité militaire. Milhaud, que la Constitution de l'an III excluait
de la représentation nationale, à cause de son âge (il n'avait pas 30
ans), et qui, d'après des documents certains, avait été nommé chef
d'escadron au 20e chasseurs le 22
juillet 1793,
reprit du service, le 5 nivôse an IV, comme chef de brigade du 5e dragons, employé à l'armée d'Italie. En 1795, après la
séparation de la Convention thermidorienne, Édouard
Jean-Baptiste Milhaud réintègre l'armée, il se distingue à l’armée d'Italie.
Il se signala la première fois, le 21 fructidor ; passant à la nage
la Brenta, il coupa la retraite à un corps
autrichien de 000 hommes, lui fit mettre bas les armes, prit 8 pièces de
canon, 15 caissons, un étendard et 6 drapeaux. Le lendemain, à la bataille de Bassano, il chargea l'arrière-garde ennemie
avec 200 dragons, culbuta un bataillon du régiment de Wurmser, enfonça un bataillon
hongrois, puis, s'étant emparé du grand parc d'artillerie autrichienne,
composé de 40 pièces de canon et de 200 caissons, il fit servir par ses
dragons 4 de ces pièces contre une division ennemie qui s'avançait pour
lui enlever sa conquête. Au combat de
Saint-Michel, dans les gorges du Tyrol, il
reçut une blessure à la tête.
L'année suivante, tandis qu'il combattait ainsi pour la défense et la
gloire de la patrie, Harmand, député de
la Meuse au conseil des Anciens, revint sur les accusations qui
avaient été portées contre lui après le 9 thermidor, et demanda un
examen sévère de sa mission dans les départements du Haut-Rhin
et du Bas-Rhin;
malgré les efforts des thermidoriens, cette proposition fut écartée de
nouveau par un simple ordre du jour.
Il prit une part active aux événements des 18 et 19 brumaire an VIII,
non comme commandant les troupes envoyées au Luxembourg pour y tenir prisonniers les
membres du Directoire, mais, le 18, comme chef d'état-major
de Lannes, au palais des Tuileries, et, le 19, comme remplissant
auprès de Murat les mêmes fonctions à Saint-Cloud.
Sous le Consulat et le
Premier Empire



Nommé général de brigade le 5
janvier 1800,
et employé à l'armée d'Angleterre, il eut, le 11
ventôse, le commandement de la 8e division
militaire (Vaucluse), fut envoyé à l'armée du Midi, le 5 floréal an IX, et dans la République italienne le 1er vendémiaire an XI. Le 18 messidor de la même
année, le premier Consul lui donna
le commandement militaire de la République ligurienne, et le fit
membre et commandeur de la Légion d'honneur les 49 frimaire et 23
prairial an XII.
En l'an XIII, le général Milhaud servit à l'armée des côtes de l'Océan
depuis le 29 messidor jusqu'au 4e jour
complémentaire, époque à laquelle il rejoignit la grande
armée d'Allemagne. Attaché au corps du prince Murat, il s'empara de Lintz, le 10 brumaire
an XIV, après un engagement assez vif, battit l'ennemi le lendemain au
village d'Aster,
le culbuta, le poursuivit, et lui fit 200 prisonniers. Le 23, faisant
l'avant-garde du maréchal Davout, il poussa l'ennemi sur la route de Braunn jusqu'à Wolfkersdorf,
fit 600 prisonniers et s'empara d'une nombreuse artillerie.
Le 28 octobre 1806, il força les 6 000 hommes du corps du prince Hohenlohe
à capituler, et fut promu au grade de général de division le 30
décembre de la même année. En 1807, il fut à
Eylau et à Creutzbourg.
Envoyé en Espagne en 1808, il
dispersa, le 19 novembre, un bataillon d'étudiants près de Valverde,
entra, le 23, dans Palencia, battit, le 22
décembre, la bande de l'Empecinado et
dispersa la junte insurrectionnelle de Molina d'Aragon.
Le 28
mars 1809,
le lendemain du combat de
Ciudad-Réal, où le général Sébastiani défit 15 000 Espagnols qui gardaient
les défilés de la Sierra-Morena, Milhaud
poursuivit les fuyards dans la direction d'Asmagro et leur fit
éprouver une perte considérable. Le 18
novembre suivant, attaqué à Ocana par
l'avant-gardede l'armée espagnole, il la repoussa vigoureusement, et à
la bataille de ce nom, à la tête de l'une des brigades de sa division,
il obligea une colonne ennemie à rendre ses armes et à lui livrer toute
son-artillerie. Le 4 décembre, il atteignit à Huerès, et dispersa
de nouveau les guérillas de l'Empecinado.
En 1810,
commandant l'avant-garde du 4e corps, il
sabra, le 4 février, entre Anteguerra et Malaga, un corps d'infanterie considérable, et
cette action, mentionnée avec éloges dans le rapport du général
Sébastiani au maréchal Soult, valut à Milhaud le titre de
grand officier de la Légion d'honneur que Napoléon Ier lui conféra le 22 juin
suivant. Il l'avait déjà créé comte de l'Empire quelque temps
auparavant.
Mis en disponibilité le 17
novembre 1811,
il reçut le 10 juin 1812, le commandement de la 25e
division militaire.
Appelé, le 6 juillet suivant à la grande
armée de Russie, il livra, le 10
octobre 1813,
dans la plaine de Zeitz,
l'un des plus beaux combats de cavalerie dont fassent mention les Annales
militaires
françaises, et dans lequel il détruisit entièrement les
régiments de dragons autrichiens de Latour et
de Hohenzollern, ainsi que les
chevau-légers de Kaiser.
L'Empereur, sur le rapport qui lui fut adressé de cette affaire,
plaça sous les ordres de Milhaud le 5e corps
bis de cavalerie, à la tête duquel celui-ci battit, le 24
décembre, à Sainte-Croix, près de Colmar, le
corps des partisans du général autrichien Scheibler, et
tailla en pièces, le 27 janvier 1814, à Saint-Dizier,
la division de cavalerie du général Landskoy. Il se
distingua aux combats de Marmont et de Valjouan, et chassa, du village de Villars,
la cavalerie légère du prince de
Wurtemberg.
Obligé de se retirer, le lendemain, devant le corps de Giulay, il opéra sa
retraite en bon ordre sur Fontette,
où il rejoignit le duc de Tarente,
et conduisit les débris de son corps dans le département de la Seine-Inférieure. Ce
fut de Rouen
que, le 8
avril, adhérant, tant en son nom qu'en celui de ses compagnons
d'armes, aux actes du Sénat, il écrivit au président du gouvernement
provisoire :
« Nous voulons, pour le bonheur de la France, une constitution
forte et libérale, et, dans notre souverain, le cœur de Henri IV.
»
Fait chevalier de
Saint-Louis, le 1er juin, et le même
jour inspecteur général de la 15e division
militaire, il mit, néanmoins, l'empressement le plus généreux, au 20 mars 1815, à
offrir ses services à l'Empereur, qui lui confia le commandement d'un
corps de cuirassiers, qui, guidé par lui, se couvrit de gloire aux
batailles de Fleurus et de Waterloo :
« Napoléon était un de ces génies d'où sort le tonnerre. Il venait
de trouver son coup de foudre. Il donna l'ordre aux cuirassiers de
Milhaud d'enlever le plateau de Mont-Saint-Jean.
»[1]
Toutefois on a lieu de s'étonner que le général Milhaud ait été,
après la bataille du mont
Saint-Jean, l'un des premiers officiers généraux et peut-être le
premier à offrir ses services à Louis XVIII.
Nous ajouterons que, proscrit comme régicide par la loi du 12
janvier 1816,
et rayé du contrôle de la Légion d'honneur le 2 mars de
la même année, il obtint un sursis indéfini et fut réintégré dans
l'Ordre le 29 décembre 1817.
Sous
Louis-Philippe Ier



En 1830,
Édouard Jean-Baptiste Milhaud se rallie à Louis-Philippe Ier. Placé dans le cadre
de réserve le 7 février 1831, admis au
traitement de réforme, comme n'ayant pas le temps suffisant pour la
liquidation de sa retraite, le lieutenant-général comte Milhaud mourut à
Aurillac
le 8
janvier 1833.
Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile,
côté Ouest.
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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Sam 10 Avr - 11:36

Pierre Claude Pajol[1]
(né Pajot) (3 février 1772 - Besançon
✝ 20 mars 1844 - Paris),
grande figure de la cavalerie légère de Napoléon Ier, était un général d'Empire et homme politique
français du XIXe siècle.










//Article principal : Prise de la Bastille.

D'une famille honorable de la bourgeoisie, qui occupait une belle
position dans la magistrature, et fils d'un avocat au barreau
du parlement de Besançon, Pierre Claude
Pajol étudiait le droit à l'université de cette
ville lorsque différents duels qu'il eut avec des officiers de la
garnison, et dont il se tira avec honneur, l'obligèrent à s'éloigner. Il
quitta Besançon pour faire son droit à Paris.
Arrivé à la capitale le 15 avril 1789, il
suivit le torrent des idées nouvelles, et s'occupa beaucoup moins de ses
études que des événements qui se préparaient alors.
Le renvoi de Necker jeta la consternation dans
Paris. Le 12 juillet le peuple commença à sonner le tocsin, à prendre une cocarde tricolore, à courir aux armes : le jeune Pajol se
mêla à ce mouvement. Nommé commandant
d'une des sections de la compagnie formée dans le quartier Saint-Victor qu'il habitait,
il se rendit avec elle sur la place Louis XV, où elle se joignit à
beaucoup d'autres corps du même genre, dont l'organisation avait été
improvisée, et aussi aux gardes-françaises qui
venaient de se déclarer pour le peuple, en tirant sur la cavalerie du prince de Lambesc et en la
chassant de la place.
Le lendemain on continua de sonner le tocsin et de s'armer. M. Pajol
fit partie des volontaires qui se formaient au Palais-Royal :
et comme il était d'une haute stature et montrait beaucoup d'activité,
on le nomma sergent d'une de ces compagnies qui se réunirent à
celles de la Basoche et des Tailleurs et à une masse considérable
de peuple et d'ouvriers. Toutes ces colonnes d'insurgés se rendirent,
avec M. Pajol, à l'Hôtel des Invalides. On fouilla les
caves et l'on y trouva 30 000 fusils, avec lesquels le peuple et la garde nationale
s'armèrent. On prit aussi les canons qui étaient sur l'esplanade, et,
les plaçant en tête, on marcha le long des quais jusqu'à l'Hôtel-de-Ville.








1789.
Officier
de l'armée révolutionnaire



Pajol s'enrôla, en 1791, dans le 1er bataillon
des volontaires du Doubs, et il y
devint sergent-major le 1er juin de la même année. Le comte de Narbonne, ministre de la Guerre en décembre 1791, ayant
eu l'occasion, lorsqu'il commandait en chef les gardes nationales de la
Franche-Comté, d'apprécier les heureuses
dispositions du jeune Pajol pour la carrière des armes, lui envoya le
brevet de sous-lieutenant au 82e régiment d'infanterie,
ci-devant Régiment de Saintonge,
le 12
janvier 1792.
Lieutenant le 27 mai de
la même année, il combattit, le 20
septembre suivant, à Valmy. Passé dans le corps de grenadiers, surnommé l'armée
infernale
, le premier, il pénétra dans Spire et reçut à cette affaire une
blessure à la main gauche, qui ne l'empêcha pas de marcher sur Worms. Il servait alors à l'armée de Mayence. Custine,
qui la commandait, le chargea d'éclairer l'aile gauche de l'armée : il
partit du camp d'Ebersheim, dans la nuit du 13
octobre, avec 100 hommes, enleva, chemin faisant, Neustadt,
Turckeim et Alsey, et arriva devant la place avant la cavalerie.
Pajol assista donc au premier siège de Mayence. La place
ayant capitulé, le 21 du même mois, il continua de s'avancer en éclaireur
jusqu'à Francfort, entra dans cette
ville, etconcourut, le 8 novembre, au succès que le général Houchard obtint sur les Prussiens près de Limbourg.
Il se distingua d'une manière non moins brillante, le 6
janvier 1793,
à la bataille
d'Hochheim, ainsi que le 4 avril,
pendant une sortie de la garnison de Mayence (second siège de Mayence). Quoiqu'il
eût eu le bras gauche fracturé dès le commencement de l'action, il
continua son service.
Forcé de rentrer dans Mayence, que les Prussiens investirent, il
reçut l'ordre, le 8 avril, de faire une sortie de nuit, à la tête de 2
compagnies,
et de s'emparer d'une des redoutes de Biebrich,
défendue par 150 Hessois et trois
pièces de canon. Quoique grièvement blessé dans cette vigoureuse affaire
par un biscaïen qui lui fractura le bras gauche, il n'en
ramena pas moins dans la place les 150 Hessois prisonniers et les trois
pièces de canon. Instruits de cette belle conduite, les membres de la
Société des amis de la liberté et de l'égalité de Besançon, lui
adressèrent l'extrait suivant du registre de leurs délibérations :
« Il a été délibéré qu'on enverrait une députation de douze
sociétaires au citoyen Pajol, lieutenant au 82e régiment, pour lui
témoigner la satisfaction des vrais amis de la liberté et de l'égalité,
sur l'intrépidité et le courage qu'il a montrés à Mayence,
où il a été grièvement blessé, et qu'il lui serait envoyé une couronne
civique.
»





















En 1793,
au cours du siège de Mayence, il est de nouveau
blessé. Prisonnier, il est libéré lors de la capitulation de la forteresse et revient se soigner à Besançon.
Après sa guérison, Kléber, alors commandant en chef l'armée de Sambre-et-Meuse, admit le
lieutenant Pajol à son état-major,
en qualité d'aide de camp, le 1er prairial an II (janvier 1794). Il se
lie alors d'amitié avec Ney
qui est adjudant général dans
le même état-major). Il justifia cette marque d'estime
par la valeur qu'il déploya, le 28 prairial
(18 juin),
au combat de Trazegnies (également appelé bataille de Marchiennes,
dite du brouillard) ; le 8 messidor,
à Fleurus, où il eut un cheval
tué sous lui ; le 13, à
l'enlèvement des redoutes des postes du mont Palissel et du bois de
Haré ; le 27, à la prise
de vive force du poste de la Montagne de Fer, près de Louvain,
puis à la bataille d'Esneux, au
passage de la Roer et au siège de Maastricht. Kléber, pour le
récompenser de ses bons services, l'envoya présenter à la Convention nationale les trophées de
cette rapide campagne. Présenté à celle assemblée, le 22 brumaire an III :
« Je viens, dit-il, déposer au sein de la Convention , 36
drapeaux que l'armée de Sambre-et-Meuse vient tout
récemment d'enlever à nos ennemis : l'un leur a été arraché au mont
Palissel, 4 au fameux combat d'Esnen, et les 33 autres ont été déposés
sur les glacis de Maastricht, devant les soldats de la liberté.
[2]
»


La Convention accueillit par de vives acclamations et le discours et
l'orateur, qui, admis aux honneurs de la séance, reçut du président
l'accolade fraternelle. Nommé capitaine
au 6e d'infanterie légère le 28 pluviôse an III (1795), il
rejoignit Kléber.
Ce général, qui méditait alors le passage du Rhin, l'envoya rassembler, en Hollande,
des bateaux nécessaires à cette opération, laquelle eut lieu les 19 et 20 fructidor
(5
septembre 1795),
à Ordingen
et à Heck-el-Kamp. Pendant l'action, le capitaine Pajol et le général Lefebvre, commandant les
grenadiers réunis pour cette entreprise, traversèrent le fleuve les
premiers, et repoussèrent les troupes qui garnissaient la rive opposée,
tandis que le reste de l'armée effectuait sou débarquement. Il eut
encore l'occasion de se signaler au passage de la Vupper, à celui de la Sieg et à la bataille
d'Ukerath. Le 4e jour complémentaire, il reçut
une balle au bas-ventre, et perdit un cheval au passage de la Lahn.
Passer à l'armée du Rhin sous Moreau, Pajol, qui avait été fait chef de bataillon le 20 pluviôse an IV (9
février 1796),
chargea, pendant la bataille d'Altenkirchen, le 16 messidor,
à côté du général Richepanse, une colonne ennemie à
laquelle il fit éprouver une perte de 3 000 hommes et de 12 pièces de
canon. Durant cette campagne, il ne cessa de donner des preuves
d'intrépidité, principalement au combat de Friedberg, devant Francfort, où son cheval tomba sous lui, frappé
par un boulet ; le 17 fructidor,
à la prise de Bamberg ; le 21, à celle de Forchheim ;
le 30, à Salzbach
et aux autres combats du Naab et de Schweinfurt.


Pajol en uniforme de hussard.





Le commandant Pajol entra, le 5 thermidor an V, dans le
4e régiment
de hussards. Passé avec son corps à l'armée du Danube, il mérita, au passage du Rhin, effectué le 10 ventôse an VII,
les éloges du général en chef Jourdan. Pendant la retraite de
l'armée, il eut un cheval tué sous lui à la bataille
d'Ostrach, le 1er germinal ;
le 5 du même
mois, à Liebtingen, il
mit en déroule, avec 2 escadrons, l'infanterie ennemie, et contraignit 2 bataillons
à mettre bas les armes. Le soir de cette même journée, s'étant
précipité le premier au milieu de la cavalerie
autrichienne, son cheval tomba blessé mortellement, et lui-même,
atteint d'un coup de sabre, eût succombé, si, s'élançant sur un cheval
démonté, il ne se fût frayé un passage à travers les rangs ennemis.
Chargé ensuite de protéger le mouvement rétrograde de l'armée, il prit
position au débouché de Furtwangen et de Triberg, sans avoir été entamé, quoique sans
cesse harcelé par des forces supérieures. La nuit suivante l'armée
continua sa retraite ; le chef d'escadron Pajol ne fut point prévenu, et
ce ne fut que le matin qu'entouré d'ennemis qui le sommaient de se
rendre il put apprécier sa position désespérée. Ne prenant conseil que
de son énergie, le brave commandant se dégagea par une charge des plus
audacieuses au milieu des rangs autrichiens, se fraya un passage l'arme
au poing, et ramène par la Forêt-Noire
ses troupes jusqu'à Offenbourg, où il rejoignit l'armée sans avoir
éprouvé, de pertes considérables.
Pajol fit la campagne de 1797 sous Hoche,
comme officier
d'état-major. Quelque temps après, Kléber ayant
pris le commandement de l'aile gauche de l'armée d'Angleterre, qui forma celle d'Égypte, écrivit à
M. Pajol et au colonel Mortier de
venir le rejoindre à Toulon pour s'y embarquer et servir de nouveau près
de lui. Ces deux officiers partirent ensemble de Coblentz ; mais arrivés à Lyon, ils
apprirent que l'expédition était partie
pour l'Égypte. Ne pouvant espérer la rejoindre.



À la seconde Coalition (1799), envoyé
avec son régiment à l'armée d'Helvétie, le commandant Pajol fut
nommé, le 6 prairial
(25 mai
1799), par
le général en chef Masséna, chef de brigade sur le champ de bataille où il venait de se
distinguer par une action des plus extraordinaires : ayant eu son cheval
tué dans une charge en avant de Winterthour,
il tomba au pouvoir des Autrichiens. le capitaine Gérard (depuis
Maréchal de France et Grand
chancelier de la Légion d'honneur), rallia son escadron,
charga l'ennemi et délivra son commandant, qui, dépouillé de ses
vétements, monta un cheval de prise, ranima l'ardeur de ses cavaliers et
tomba sur les Autrichiens, dont il fut un horrible carnage. Il se
distingua à la deuxième bataille de Zurich et
dans la poursuite de Souwarow.
Membre de
la Légion d'honneur (19 frimaire an XII),
et mis à la tête du 4e hussards, il fit la campagne de 1805 en Autriche, se
signala à Ulm, aux ponts de Vienne et à Austerlitz, puis en 1806
Le 29 messidor,
le Directoire
continua sa promotion, et l'investit du commandement du 23e régiment de cavalerie. Le 3 thermidor,
appelé à celui du 6e régiment
de hussards, et employé à l'armée d'Italie, sous Schérer, son régiment fut
presque entièrement détruit dans la retraite qui suivit la perte de la bataille de Novi, à l'issue de laquelle il revint en France
pour réorganiser son corps.
Bientôt après, le gouvernement l'envoya à l'armée du Rhin, sous les ordres de Lecourbe, dont il forma l'extrême avant-garde. Mœskirch, Biberach, Stockach, Höchstädt, furent témoins de
son courage. Il surprit, le 9 thermidor an VIII,
à Neubourg,
un régiment de cuirassiers autrichiens, fit
300 prisonniers et détruisit le reste. Moreau lui fit des éloges pour sa conduite à
la bataille de Hohenlinden, lui décerna
un sabre d'honneur, et lui
confia la défense des gorges du Tyrol. Ce
fut le chef de brigade Pajol qui entra le premier dans Füssen,
après avoir culbuté l'infanterie ennemie et l'avoir jeté dans le Lech.
La paix de Lunéville
ramena cet officier supérieur en France. La Légion d'honneur ayant été fondée, il
devint membre de
cet ordre le 19 frimaire an XII,
et officier le 25 prairial de
la même année. Il reçut ordre d'aller s'embarquer avec son régiment au
Helder pour faire partie de l'expédition d'Angleterre mais après
avoir passé six semaines à bord des bâtiments, il fut appelé à la Grande Armée en l'an XIV. Il
était, en 1805,
au 2e corps de Marmont dans la
division de cavalerie de Lacoste avant de passer sous les ordres du maréchal Davout. Il fit la campagne de 1805 en Autriche, se
signala à Ulm, à Leoben,
aux ponts de Vienne et à Austerlitz.

La charge des hussards à la bataille d'Heilsberg.





Il prit à cette époque la tête de "l'Infernale", la 1re brigade de la division Lasalle (5e et 7e Hussards
et 3e
Chasseurs).
Pendant la campagne de 1806,
en Prusse, il se fit remarquer à Iéna, dans le corps Joachim
Murat, grand-duc de Berg.
L'Empereur l'éleva au grade de général de brigade après Eylau, par décret du 10 mars 1807. Le 9 juin suivant, il se fit remarquer à l'affaire de
Guttstadt. Le 12, à Heilsberg, il eut un cheval tué sous
lui, et soutint avec sa brigade la charge de toute la cavalerie ennemie,
ce qui donna le temps à la cavalerie française de se rallier.
Après la bataille de Friedland il passa le
premier la Pregel, harcelant sans cesse l'ennemi avec
lequel il entra à Tilsitt. Là, le prince Bagration lui remit, de la
part de l'empereur de Russie Alexandre Ier, pour les faire
parvenir à Napoléon, les propositions de l'armistice qui précéda la
conclusion de paix de Tilsitt.
Autorisé à porter la décoration de l'ordre
du Lion de Bavière en 1808, il eut le commandement de toute la ligne
d'avant-poses sur la frontière de Bohême,
et reçut, au mois d'avril 1809, du feld-maréchal Bellegarde, la
déclaration de guerre de l'Autriche.
En même temps, assailli sur tous les points, il contint l'ennemi avec
2 000 hommes de cavalerie jusqu'à ce que le maréchal Davout eût rassemblé son corps d'armée, dont il éclaira la marche sur Ingolstadt.
Le passage du Danube effectué à Ratisbonne, il combattit, le 21, à
Piessing, et empêcha les Autrichiens de se porter sur la gauche du
maréchal. Après avoir contribué au gain de la bataille d'Eckmühl, pendant laquelle il
perdit 2 chevaux tués sous lui, il arriva , le 24,
sous les murs de Ratisbonne, où il fît 2 000
prisonniers. Cette manœuvre audacieuse lui valut, le lendemain, de Napoléon Ier, témoin de son intrépidité, le titre de commandant
de la Légion d'honneur. Harcelant ensuite les troupes autrichiennes
dans leur retraite en Bohême,
il y pénétra avec elles, et allait leur livrer de nouveaux combats,
mais un ordre le rappela à la partie de l'armée qui venait d'occuper Vienne. Il fut créé baron de l'Empire après la bataille le 28 juin 1809.
Arrivé dans l'ile Lobau, le 4
juillet, le 5, il expulsa l'ennemi des plaines d'Essling,
et prit position sur la Nesselbach. Le 6
juillet, jour de la bataille de Wagram, il paralysa, par des charges
multipliées et conduites avec une intelligence et une intrépidité dignes
des plus grands éloges, les tentatives de la cavalerie autrichienne
pour se rapprocber du Danube. Ce fut dans l'un de ces combats, qu'à la
tête du 11e
de chasseurs, il détruisit complètement un régiment
de dragons dont le colonel,
enlevé par lui de son cheval, fut fait prisonnier. Balayant ensuite la
route de la Taya, il refoula l'ennemi sur les hauteurs de Znaïm, et là, comme à Tilsitt, il reçut les premières propositions
d'un armistice qui amena la conclusion du Traité de Schönbrunn (14
octobre 1809).
Les hostilités ayant cessé, le général Pajol fut appelé à prendre le
commandement de la cavalerie qui était à Dantzig
et sur la ligne de la Vistule. Trois mois après, le général Pajol obtint
un congé.
Pendant la campagne de Russie (1812), sa
brigade, regroupant le 2e
Chasseurs à cheval et de Lanciers polonais,
formait l'avant-garde du 1er
corps de Davout. Il passa le premier le Niémen,
le 24
juin, s'empara de Kowno, prit Ére, Zimori, Wilna, Minski et
ses immenses magasins et chassa d'Ochmiana le corps du général Doctorow (au moment
où celui-ci y entrait).
Instruit que le grand parc d'artillerie
du général Bagration,
dont il avait défait l'arrière-garde à Ochmiana, avait choisi une route
difficile, il se mit à le poursuivre avec cent des meilleurs chevaux de
son avant-garde. Cette expédition, qui fut couronnée de succès, lui
valut le général de division par décret du 7 août
1812.
Chargé d'observer la place de Bobruisk, sur la Bérézina,
le général Pajol réussit à maintenir la garnison et à tromper l'aile
gauche de l'armée russe, qui, changeant sa direction, facilita au général Davoust la prise de Mohilow. Toujours aux
prises avec les Russes, il leur enleva Drombrowna, Krasnoë (où il fut
blessé), Orcha, Rassana, les chassa de la rive gauche de la Dwina,
débloqua Witepsk, et prit Poriéchi.

La Bataille de la Moskova, par Louis-François Lejeune.





Après avoir traversé d'affreux pays, il vint se mettre en ligne la
veille de la bataille de la
Moskowa (5-7 septembre 1812). On le
vit y combattre avec sa bravoure accoutumée, tandis qu'expiraient autour
de lui les généraux Montbrun, Caulaincourt, Désirat
et ses deux aides-de-camp. Deux chevaux déjà venaient d'être tués sous
lui ; il en monte un troisième ; survient un obus qui emporte le cheval,
renverse le cavalier et blesse le général Subervie, au moment où il
recevait des ordres de Pajol. Trois fois démoulé, trois fois il reparut
en tête de sa cavalerie, chargeant comme un soldat. Enfin,
débordant avec sa cavalerie la grande redoute des Russes pendant que
l'infanterie l'enlevait, il força l'ennemi à la retraite.
Le 9 septembre, il occupait Mojaïsk,
où il fit deux bataillons russes prisonniers. Dans l'engagement qui
précéda son entrée dans cette place, une balle lui fracassa le bras
droit. Pajol dut céder son poste à Exelmans. Il eut le bras droit cassé
d'un coup de fusil, son cheval tué, iln'en poursuivit pas moins les
débris de l'année russe et les poussa le sabre aux reins jusqu'aux
portes de Moscou.
L'incendie de Moscou
nécessita, comme on sait, la retraite de l'armée française. A Bober, Napoléon manda le
général Pajol pour obtenir de lui des renseignements sur la Bérézina,
et celui-ci qui avait étudié, d'une manière particulière, le cours de
cette rivière, indiqua Zambinen comme le seul point guéable : ce fut
donc vers cet endroit que se dirigèrent les restes de la Grande Armée.

La Bataille de Dresde, gravure,
Edme Bovinet (1767-1832).





A peine guéri de sa blessure, il prit, le 5 mai 1813, le
commandement de la 2e division de marche du 1er corps de cavalerie, avec laquelle il se trouva
aux grandes journées de Lützen, Bautzen et Buntzlau.
Chargé, après l'armistice du 4 juin,
d'observer la frontière de la Bohême
sur la rive gauche de l'Elbe, il s'attira la confiance des habitants de la
contrée par la discipline sévère qu'il maintint parmi les troupes sous
ses ordres. Le 10 mai, l'armistice ayant été rompu, le général Pajol, demeuré
seul pour défendre une ligne immense, se replia sur Dresde,
n'ayant à opposer à des forces éminemment supérieures que 2 000 hommes
d'infanterie, une batterie d'artillerie légère et sa
division de cavalerie. Toutefois, il parvint intact à sa
destination. Pendant deux jours, il résista aux attaques des
Austro-Russes, qui cherchaient à pénétrer dans Dresde, ce qui donna le
temps à Napoléon d'y arriver avec sa garde et une partie de
la Grande Armée.
Après la bataille livrée devant cette ville, il se
rendit maître de Pirna et des défilés de Gelbout, rallia les débris du corps
du général Vandamme et
garda les débouchés de la Bohême. Napoléon, qui par la négligence des
officiers de son état-major avait manqué d'être pris, lui fit donner
l'ordre de se rendre auprès de lui, disant « qu'il
n'avait plus de général de cavalerie que Pajol ; que celui-là savait
non-seulement se bien battre, mais ne pas dormir, se bien garder et
n'être jamais surpris.
»
Il obtient une belle victoire à Dresde les
26-27
août. Ce fut de l'une de ses pièces que partit le boulet qui emporta
les deux jambes de Moreau. Il combat ensuite à Leipzig à la tête du 5e corps de cavalerie incorporant la division
légère de Subervie et les dragons de Lhéritier
et Milhaud.
Présent à la bataille de Hanau, Pajol commandait
encore son corps quand, à Wachau, un obus éclatant sous le poitrail de son
cheval, l'enleva, dit-on, à plus de vingt pieds en l'air, lui cassa le
bras gauche et lui fracassa les côtes. « Je
fais une grande perte
! s'écria l'Empereur en contemplant les débris
du cheval du général Pajol, que je ne remplacerai pas de sitôt ; si
Pajol en revient, il ne doit plus mourir.
» Laissé pour mort
au milieu des combattants, il y aurait été oublié sans le dévouement et
le courage de son premier aide
de camp, le lieutenant-colonel Biot, et de
ses officiers, qui l'enlevèrent et le conduisirent à l'ambulance. Blessé
grièvement, il fut évacué en France. Le
titre de comte de l'Empire lui
fut conféré par décret impérial du 25
novembre 1813.
Le Héros de Montereau [modifier]



La Bataille de Montereau, gravure,
d'après "le colonel" Jean-Charles Langlois (1789-1870).





Il avait encore le bras en écharpe lorque deux mois après il vint
offrir ses services à l'Empereur, qui lui confia le commandement de
l'armée d'observation de la Seine, de de l'Yonne et de Loing (décret impérial du 20
janvier 1814),
avec le titre de général commandant la division de réserve, à Melun.
Obligé de suivre l'amée dans sa retraite, il détruisit les ponts, prit
position sur Yerres et occupa Melun. Après
avoir transporté son quartier général à Nogent-sur-Seine le 22
janvier, il se décidait, de concert avec l’officier du génie Durivau, directeur
des études à l’école polytechnique qui venait
de lui être attaché, de fortifier les ponts de la Seine et de
l'Yerres, barrant ainsi la route de Paris aux
armées alliées.
Napoléon l'ayant appelé auprès de lui à Guignes,
le 15 février 1814, lui communiqua son projet sur Montereau, et lui ordonna
d'y arriver avec son corps le 17
de grand matin pour attaquer les ennemis qui étaient sur les hauteurs
de Surène. Le 16, il entra dans Châtelet, après un combat
acharné ; le 17, il déboucha à six heures du matin des bois de
Valence, en débusqua l'avant-garde ennemie,
et, la forçant à se replier sur son corps de bataille, il l'attaqua par
le flanc droit se croyant soutenu par le maréchal Victor, qui devait se trouver
là à la même heure. Ce dernier ne parut pas. Le général Pajol eut donc
seul à lutter contre toute l'armée ennemie. Il avait déjà perdu 19
pièces de canon sur 24 dont il disposait, et beaucoup de ses braves
compagnons d'armes étaient restés sur le terrain, lorsque le
grand-maréchal du palais, le général Bertrand accourut à
toute bride, l'assurant que le général Girard, qui avait succédé au maréchal Victor venait
d'arriver et que ses tirailleurs étaient déjà engagés. Ranimant alors
le courage de ses troupes, Pajol se hâta alors de resserrer sa ligne,
faisant alors un effort surhumain, les reporte en avant. L'ennemi, ainsi
attaqué par ses flancs, se décide à abandonner sa position. A peine le
général Pajol s'est-il aperçu de ce mouvement rétrograde, qu'il forme la
brigade
Delort en colonne serrée, par pelotons, ordonne aux
généraux de Coetlosquet et
Grouvel de se rapprocher et de le soutenir, charge, avec le général Delort, à la tête de sa cavalerie, sur la
grande route de Montereau, arrive, sous un feu meurtrier, au milieu de
la colonne autrichienne, la rompt, lui enlève 5 000 prisonniers et toute
son artillerie, passe aussitôt le pont de Montereau. Il poursuit
l'ennemi sur les deux rives de l'Yonne jusqu'à la nuit qui le sauva d'une
destruction totale. À la nuit, il revint à Montereau. Il avait défendu
si brillamment le pont de Montereau que Napoléon
l'embrassa avec effusion, et lui apprit qu'il venait de le nommer grand
officier de la Légion d'honneur (19
février). L'Empereur lui dit en l'embrassant :
« Si tous les généraux m'avaient servi comme vous, l'ennemi ne
serait pas en France.
[3] »

Article détaillé : Bataille de Montereau.

Ayant eu son cheval tué sous lui vers la fin de cette journée, le
général Pajol, dont les blessures se rouvrirent, se rendit à Paris pour
s'y faire traiter. Au bout de quelques jours, il apprit l'abdication de
l'Empereur, la capitulation de Paris, l'entrée des alliés, etc...
Après la première Restauration, pensant que les
promesses royales ne seraient point illusoires, et que le
rétablissement de l'ancienne monarchie ne serait point incompatible avec
la nouvelle gloire nationale, il se décida à continuer de servir. Il
organisa les quatre régiments du roi qu'il commanda, en 1814 mais qui
furent dissous. Louis XVIII le fit comte et chevalier de
Saint-Louis le 2 juin. Il reçut le même jour le commandement d'une division de cavalerie
à Orléans,
sous les ordres du général Dupont, et ensuite celui de la 2e subdivision de la 1re
division militaire.
Au retour de l'Île d'Elbe, le général Pajol envoya à
Napoléon Ier sa soumission le 21 mars
(il eut pour cela quelques démêlés avec Dupont, puis avec le maréchal Gouvion-Saint-Cyr),
distribua la cocarde tricolore à ses soldats, et,
lorsque Dupont et SaintCyr furent forcés de s'éloigner, il prit le titre
de commandant de l'armée de la Loire, l'amena à Paris, où il proposa à
l'empereur de marcher sur Bruxelles
avec les 18 000 hommes qui là composaient.
On eut beaucoup de peine à calmer son zèle en le nommant Pair à la « Chambre
impériale » le 2 juin 1815, puis, au début de la campagne de
Belgique (1815), commandant du 1er corps
de cavalerie, à l'avant-garde de l'armée. Après avoir
passé la Sambre,
il s'empara, le 15, de Charleroi
et délogea le soir même de Fleurus
l'arrière-garde prussienne. Le 16, il
se mesura avec des forces supérieures et s'aperçut, le 17, que
les alliés dégarnissaient leurs lignes. Il ordonna à la division Clary
de charger les avant-postes, atteignit l'arrière-garde prussienne, lui
enleva dix pièces de canon, tous ses équipages et un grand nombre de
prisonniers. Ces canons, les seuls pris dans cette campagne, furent
envoyés à Napoléon, qui décora le général Pajol du Grand
aigle de la Légion d'honneur.
Le 18,
renforcé par la division Teste, que Napoléon lui avait
envoyée, il entra dans Namur, et s'avançait vers Bruxelles,
quand une canonnade terrible, dans la direction de Waterloo, l'arrêta. Comme il avait dix
lieues à faire pour gagner le champ de bataille, il n'arriva qu'à
cinq heures du soir sur la Dyle (après avoir ramassé en chemin, les quatre
régiments de cavalerie de la division Vallin),
et informa de son arrivée le maréchal Grouchy, qui
lui ordonna de passer cette rivière à Limale, en lui donnant avis que,
jusqu'à présent, il n'avait pu lui-même, malgré tous ses efforts,
emporter le passage à Wavres. Sans perdre un instant,
Pajol ordonna au général Vallin de charger, à la tête du 6e hussards. Ce
brave régiment s'élança en colonne par pelotons, enlèva le pont, sabra
un corps de Prussiens et fit le reste prisonnier. Le passage s'effectua à
neuf heures du soir et devint inutile, parce que, le 19, au
moment où l'on allait se porter en avant, on connut le désastre de Walerloo. Cette nouvelle n'abattit point
le général Pajol : il proposa d'attaquer l'ennemi avec 36 000 hommes,
rassemblés sur ce point, et qui n'avaient pas donné, et de tomber à
l'improviste sur le flanc gauche des Anglo-Prussiens. Cet avis n'ayant
pas été écouté, il repassa la Dyle et retourna à Namur, le seul point
par où l'on pouvait effectuer la retraite, qui eut lieu en bon ordre et
sans perte jusqu'à Paris, où il arriva dans les derniers jours de juin
malgré les attaques des alliés.
Il se prononça de la manière la plus énergique pour qu'on défendit
cette ville. Ses observations chaleureuses à cet égard et son refus
d'adhérer à la capitulation indisposèrent contre lui le maréchal Davout, qui donna au général Excelmans l'ordre de
faire monter à cheval vingt-cinq dragons, et d'arrêter le général Pajol
sur les hauteurs de Montrouge. Excelmans refusa d'exécuter cet ordre.
Le général Pajol suivit l'armée derrière la Loire.
Mis en non-activité après le licenciement, et admis à la retraite,
sur sa demande, le 7 août 1815.
Dès lors il refusa constamment de servir les princes de la Restauration
française. Il ne les considérait plus que comme des ennemis imposés à
la France par la force étrangère, et se sépara ouvertement, sous ce
rapport, du maréchal Oudinot, son
beau-père.
Il le disait haut et en tout lieu et l'écrivit et signa plusieurs
articles en ce sens dans les journaux de l'opposition libérale, et plus
particulièrement dans le Constitutionnel, adressant en même temps aux
Chambres des pétitions en faveur des membres de la Légion d'honneur, auxquels il prétendait
que la restauration , malgré ses promesses faisait perdre une partie de
leurs traitements. En 1818, il adressa au même journal une lettre dans
laquelle il accusa très-amèrement le ministère de laisser sans défense
les places de la Lorraine, et d'avoir par-là causé une insulte des
Prussiens, qui venaient d'envahir un village des environs de Metz... Toutes
ces plaintes demeurèrent sans résultats, et Pajol continua de rester
sans activité jusqu'en 1830. Tout indique cependant qu'il avait des
rapports suivis avec les chefs du parti qui triompha à cette époque.
Industriel malheureux, vivant éloigné des affaires publiques,
voyageant, il ne cessait de sympathiser avec les cœurs généreux qui
rêvaient la régénération de la patrie. C'est dans cette position
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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Dim 11 Avr - 12:13

Rémy Isidore Joseph, comte Exelmans, né à Bar-le-Duc
le 13 novembre 1775 et mort à
Saint-Cloud
le 22 juillet 1852, est un maréchal de France.





//

Soldat
de la Révolution



Originaire de Bar-sur-Ornain, comme le Maréchal Oudinot, Exelmans est fils
d'un négociant. Il fait de brillantes études qu'il interrompt pour
s'enrôler, le 6 septembre 1791 dans le 3e bataillon des volontaires de la Meuse commandé par Oudinot, alors
qu'il est à peine âgé de 16 ans.
Aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse, il fait les campagnes de 1792 à 1796 : il
combat à Valmy puis à Fleurus. Déjà sergent-major,
il fut nommé sous-lieutenant en l'an V (22 octobre 1796).
En 1797,
il passe à l'armée d'Italie avec la division Bernadotte.
Remarqué par ses capacités, il est fait lieutenant en l'an VI (19 juin 1798), et
servi successivement à la suite des 34e
et 43e
demi-brigades. Nommé aide
de camp du général Éblé, le 1er brumaire an VII (22 octobre 1798), il
l'accompagne en Italie puis au royaume de Naples. Aide de camp du général Broussier (3 thermidor an VII),
Exelmans se distingue lors de la conquête de la Pouille, au passage de l'Adda, à Castelnuovo,
à Gera, et
le 24 germinal an VII (13 avril 1799), il est
nommé capitaine
provisoire à la suite du 16e dragons
par le général en chef Macdonald ;
il entre ainsi dans la cavalerie pour ne plus la quitter.
Durant la seconde campagne d'Italie,
Exelmans s'illustre dans une affaire près de Crémone,
où il fait à lui seul dix prisonniers du régiment de Bussi et tue le lieutenant-colonel de Curtius
au milieu du régiment. Le Lorrain eut une part considérable à la prise
de Naples
Cavalier de
l'Empire




Exelmans à la bataille de Wertingen.





Muté au 15e
de chasseurs, il est pris comme aide de camp par Murat,
dont il devient bientôt l'ami. À 28 ans, il est nommé chef d'escadron (10 vendémiaire an XII : octobre 1803). Il
s'illustre à la bataille de Wertingen (8 octobre 1805) sous
les ordres de Murat tandis qu'à la même bataille, Oudinot s'illustre
sous les ordres de Lannes. Ayant dut coordonner l'action de
plusieurs divisions de cavalerie en attendant l'arrivée du Maréchal, il
fit preuve d'une remarquable bravoure et eut trois chevaux tués sous
lui. Chargé par Murat d'aller à Donauworth
porter à Napoléon Ier les drapeaux pris à l'ennemi, l'Empereur
lui fit l'accueil le plus flatteur et lui dit : « Je
sais qu'on n'est pas plus brave que toi : je te fais officier de
la Légion d'honneur ». C'est la première fois que Napoléon
tutoie Exelmans ; dès lors il le tutoiera toujours.Article détaillé : Bataille de Wertingen.

Nommé colonel
deux jours avant avant la Bataille d'Elchingen, Exelmans a un
cheval tué sous lui à à Amstetten, puis à Austerlitz. Le 27 décembre 1805 il est
confirmé dans son grade de colonel
et prend le commandement du 1er chasseurs. Appartenant au 3e corps
du Maréchal Davout, sous les ordres du général Marulaz, ce régiment se couvre
de gloire aux batailles d'Auerstaedt et d'Eylau (campagne de Pologne (1807)).
Nommé général de brigade le 14 mai 1807, Exelmans
reprend son poste d'aide de camp de Murat (décret du 16 mai) et
se distingue encore à Heilsberg. Il accompagne Murat à Kœnigsberg et Tilsitt, puis, après la paix, suit le Maréchal à
Dresde
et Paris :
il y épouse Amélie Marie Josèphe de La Croix de Ravignan (31 janvier 1808).
En 1808,
il est envoyé avec son corps d'armée en Espagne,
alors en paix. En mission auprès du maréchal Moncey, est capturé par une
bande d'« insurgés » de la guérilla
espagnole.
De là il est transféré à Majorque
puis en Angleterre. Interné à Chesterfield,
Exelmans parvient en 1811 à s'échapper avec le colonel Lagrange
en se jetant dans une barque avec laquelle il traversa la Manche (1811).
Il retourne auprès de Murat, roi de Naples depuis 1808, et est
nommé grand écuyer, sa femme est déjà dame du palais de la reine Caroline. Lorsque Murat se brouille avec Napoléon,
Exelmans regagne la France et est nommé, le 24 décembre 1811, major des chasseurs à cheval de la Garde impériale.
Parti pour la campagne de Russie avec la Grande Armée, il est nommé
major des
grenadiers à cheval de la Garde impériale le 27 juillet 1812. Au
lendemain de la bataille de la
Moskowa (8 septembre 1812), il est
nommé général de division, et prend le
commandement de la division de cavalerie légère (2e corps),
à la tête de laquelle Murat fait son entrée dans Moscou le 14
septembre. Blessé à Vilna, Exelmans ne peut tenir à
cheval et fait une partie de la retraite à pied. Il obtient un congé de convalescence
qu'il va passer à Paris.
En 1813,
il rejoint l'armée à Dresde : il prend part à la bataille de Bautzen et s'illustre encore à Leipzig et Hanau. Sa brillante conduite dans la Campagne de Saxe
(1813) lui valut le cordon de grand
officier de la Légion d'honneur.
Par la suite, il alla en Hollande
avec le Maréchal Macdonald, suivit
la retraite du Duc de Tarente en Champagne, concourut à la défense de Châlons et de Vitry, qu'il fut contraint d'évacuer dans
les premiers jours de février 1814,
combattit courageusement à Craonne, contribua à la prise de Reims, et montra les plus
brillantes qualités à Néry, à Plancy, à Arcy-sur-Aube.
Héros des Cent-Jours


Après l'abdication de l'Empereur, Exelmans, maintenu dans son grade
et confirmé dans son titre de comte, est
nommé inspecteur général et fait chevalier de
Saint-Louis. On surprit alors de lui une lettre de félicitations,
assez compromettante, qu'il a adressée à Murat,
qui règne encore à Naples (la plupart des souverains européens ayant
reconnu la légitimité de son titre), et, à qui Exelmans est resté
fidèle.
Il est inquiété par Soult qui remplace Dupont de l'Étang au ministère de la
Guerre. Ce dernier fait mettre Exelmans au traitement de
demi-activité et veut le contraindre à résider à Bar-sur-Ornain. Refusant
d'obtempérer aux gendarmes, le général s'enfuit le 21 décembre 1814 et se
réfugie à Lille
où il se constitue prisonnier à la Citadelle. Accusé d'avoir entretenu des
correspondances avec l'ennemi (Murat n'était pas encore reconnu par les
puissances), d'espionnage, d'offense envers la personne du roi, etc., il
comparaît devant un conseil de guerre
présidé par le général Drouet, comte d'Erlon,
et est acquitté le 23 janvier 1815. Il revient à Paris et
remercie le roi de lui avoir donné des juges. Soult ne lui pardonnera
jamais cette victoire et le fera payer à Exelmans sous la Monarchie de Juillet. Il est mis en
disponibilité.
Le 19
mars, à la nouvelle du retour de Napoléon de l'Île
d'Elbe, Exelmans se rendit à Saint-Denis auprès des officiers en
demi-solde qu'on y avait assemblés pour former le noyau du corps d'armée du duc de Berry, les rallia à la
cause de l'Empereur et s'empara de l'artillerie et des caissons, qu'il
ramena dans Paris
à la tête d'un détachement de cuirassiers.
Après avoir accueillit Napoléon aux Tuileries le 20 mars 1815, il est
chargé de poursuivre avec quelques escadrons, les princes français qui
gagnaient le frontière du nord par Beauvais :
Exelmans se contentat d'ailleurs de hater leur marche, en menaçant leur
arrière-garde.
Le Barisien, qui était
déjà baron puis comte de l'Empire, est nommé Pair de France (Cent-Jours) le
2 juin 1815 et commandant
du 2e corps de cavalerie
de l'armée de Belgique le 5 juin
(placé sous le commandement supérieur du maréchal Grouchy).
Quelques jours avant la bataille de Waterloo, il surprit une division prussienne
qui déjà marchait sur la capitale, et la détruisit entièrement. Il
participa donc à la bataille de Ligny (16 juin),
où il joue l'un des principaux rôles sous les ordres de Grouchy : il
est chargé de participer à la poursuite de Blücher ; mais pas à celle de Waterloo.
Lorsque le 18 juin, on entendit le canon du côté de la forêt de Soignes, Grouchy refuse d'obtempérer aux avis de Gérard et
d'Exelmans qui le pressent de joindre l'Empereur. Exelmans aurait même
envisager de brûler la cervelle de
Grouchy si Gérard avait accepté de prendre le commandement.
Après la défaite de Waterloo, le corps de Grouchy parvient à regagner
la France et le 1er juillet 1815,
Exelmans remporte à Rocquencourt la dernière victoire
française des guerres napoléoniennes : après même
l'abdication de Napoléon, mais avant que l'armistice ne soit signée,
avec environ 1 000 cavaliers il défait une brigade de 1 500 hussards
prussiens !Article détaillé : Bataille de Rocquencourt.

La capitulation de Paris l'obligea à se retirer sur la Loire ; il se rendit à Clermont
jusqu'au licenciement.
Proscrit
sous la Restauration




Rémy-Isidore Exelmans





Compris dans la 2e catégorie fut de l'ordonnance
du 24
juillet, il est proscrit et se réfugie à Bruxelles,
où il est rejoint par la comtesse, à Liège
puis à Nassau. Amnistié
le 1er janvier 1819, il
rentre en France le 24 du même mois et est rétabli dans le cadre de
l'état-major général, le 1er septembre. Il est nommé inspecteur général de cavalerie
le 7 mai
1828 et le
8 août 1830.
Pair de France de la Monarchie de Juillet [modifier]


II prit part en 1830 aux journées de juillet,
et seconda le général Pajol dans la marche des insurgés parisiens
sur Rambouillet où s'est retiré Charles X. Toutefois la rancune du Maréchal Soult lui ferme tout accès aux
commandements actifs. Le 19 novembre 1831, il fut
créé pair de France dans la fournée de
trente-six pairs viagers destinée à permettre l'adoption à la Chambre
haute du projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie.
À la chambre des pairs il n'hésite pas à
manifester ses sentiments de gratitude envers Napoléon Ier. Dans la séance du 27 février 1834, il
combat les conclusions d'une commission au sujet d'une pétition
demandant l'abrogation de la loi du 10 avril 1832 qui
interdit le séjour en France des membres de la famille Bonaparte :
« Je remarque dans cette enceinte, dit-il, bien des personnages qui
ont, soit dans la guerre, soit dans l'administration, puissamment
contribué à la gloire et à la prospérité de l'Empire. Il en est plusieurs, si je ne me trompe, qui ont
eu plus ou moins à se louer de la munificence de l'Empereur... Par
respect pour la mémoire du grand homme, je vote pour le rappel de son illustre famille. »




Le 16 décembre de la même année, il s'exclame lors d'une
autre séance :
« Oui, la condamnation du Maréchal Ney a été un assassinat
juridique, je le dis, moi ! »

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MessageSujet: Re: Les generaux Français   Mar 13 Avr - 11:18

Louis-Gabriel Suchet "Le maréchal de la guerre d'Espagne" (Lyon, 2 mars 1770 - Marseille,
3 janvier 1826, inhumé
au cimetière du Père-Lachaise
(division 39)), duc d'Albufera, maréchal d'Empire (1811). Tout
comme le Maréchal Davout, Suchet resta invaincu sur les champs de
bataille.










//

Origine


Fils de soyeux, doté d’une solide instruction, Suchet entre dans la Garde Nationale
de Lyon en 1791
et y monte dans la hiérarchie jusqu’au grade de capitaine. Plein
d'ardeur et de zèle, le jeune Suchet conquit rapidement, en 1792, les
grades de sous-lieutenant, lieutenant et capitaine.
Révolution
française



Élu lieutenant-colonel par les volontaires de l’Ardèche en septembre 1793, chef du 4e
bataillon de l'Ardèche, il est présent au siège de Toulon. Lors de celui-ci,
une colonne britannique de 2 000 hommes réalisa une sortie afin de
s’emparer des batteries françaises que Bonaparte avait installé afin d’entamer les structures d’un
fort. Les Britanniques furent contre-attaqués et repoussés à la
baïonnette par les soldats français, lors du corps à corps, Suchet fit
prisonnier le général britannique Charles O'Hara.
Première
campagne d'Italie


Article détaillé : Campagne d'Italie (1796-1797).

Passé à l'armée d'Italie, il assista, en 1794, aux
combats de Vado, de Saint-Jacques
et à tous ceux qui furent livrés par la division Laharpe. En 1795, à la bataille de Loano, à la tête de son bataillon, il enleva
trois drapeaux aux Autrichiens. Commandant, en 1796, un
bataillon du 18e
Régiment dans la division Masséna, il prit une part glorieuse aux combats de Dego, Lodi, Borghetto, Rivoli, Castiglione, Peschiera,
Trente, Bassano, Arcole et Cerea, où il
fut dangereusement blessé. À peine rétabli, il fit la campagne qui
décida le traité de Campo-Formio. À cette
époque, le général Masséna l'envoya porter au général en chef les
drapeaux conquis dans la bataille de
Tarvis.
Campagne
d'Helvétie



Blessé de nouveau à Neumarck en Styrie, il fut nommé chef de brigade sur le champ de bataille, en octobre 1797. En 1798, son
régiment passa en Suisse. En 1798, Suchet
est chef d'état-major de Brune lors de la brève campagne
d’Helvétie. La conduite du colonel Suchet lui valut de nouveau l'honneur
de porter à Paris
23 drapeaux pris à l'ennemi.
Nommé général de brigade à cette époque, il fut
employé peu de temps après, en qualité de chef d'état-major, sous les
ordres du général Joubert, dont il était l'ami.
Le Piémont
donnant alors des inquiétudes pour la retraite de l'armée, et Joubert
ayant reçu ordre d'occuper ce pays à la fin de 1798, Suchet
prépara cette expédition et par ses soins, elle se termina sans combats.
Occupé à réorganiser l'armée, il se trouva en opposition avec le
commissaire du Directoire, et cette lutte fit rendre contre lui,
par un gouvernement soupçonneux et faible, un décret par lequel il
était menacé d'être porté sur la liste des émigrés, s'il ne
rentrait pas en France sous trois jours. Il fallait obéir, mais
Joubert, mécontent du rappel injuste de son ami, quitta brusquement le
commandement et retourna dans sa famille. Dès son arrivée à Paris, le
général Suchet se justifia pleinement, et fut presque aussitôt envoyé à
l'armée du Danube (5 avril 1799).
Détaché dans les Grisons, et séparé de l'armée
pendant dix jours, il défendit les positions de Davos,
Bergen, et Pulgen ; trompa
l'ennemi qui l'entourait, et rejoignit l'armée, par les sources du Rhin, vers le massif du Saint-Gothard, sans être
entamé ; mais il fut blessé.
C’est lui qui porte ensuite les drapeaux ennemis pris au Directoire.
Désigné comme major général de l’armée d’Égypte, il dut se rendre à Paris
pour se disculper des fausses accusations portées contre sa gestion sous
Brune en Suisse et ne put donc
participer à la campagne.
Deuxième
campagne d'Italie


Article détaillé : Campagne d'Italie (1799-1800).

Absout, il rejoignit l'armée d'Helvétie comme chef d’état-major,
sous Masséna, passa en Italie avec le même emploi
sous Joubert, le successeur de Brune.
Après la campagne désastreuse de Schérer, Joubert, ayant
repris le commandement de l'armée d'Italie, fit nommer en 1799, général de division et son chef
d'état-major, Suchet qui quittait alors l'armée du Danube. Après la bataille de Novi, où la France perdit Joubert, Suchet continua
ses fonctions sous Moreau et Championnet.
Au 18 brumaire, Napoléon Bonaparte chargea Masséna du commandement de l'armée
d'Italie et lui donna Suchet pour lieutenant. Coupé de l'armée de Masséna, il se replie sur le Var, puis reprend Gênes,
le 22 juin 1800, quelques
jours après Marengo.[1]
La campagne s'étant rouverte, en 1801, après six mois d'armistice, le
général Suchet commanda le centre de l'armée, composé de trois
divisions fortes de 18 000 hommes. Au passage du Mincio, il
secourut et dégagea le général Dupont, et fit avec lui 4 000
prisonniers sur le général Bellegarde au combat de
Pozzolo.
Après la paix de Lunéville, il fut nommé
inspecteur général d'infanterie. Inspecteur général d'infanterie en 1801, il est
bien connu du Premier Consul, car il a
épousé en 1799
Honorine Anthoine de Saint-Joseph, fille de l'ainée des Clary et de Antoine-Ignace Anthoine, maire de Marseille.
L'Empire


En 1804,
il alla commander une division au camp de Boulogne. Il y fut particulièrement chargé de
faire creuser le port de Wimereux, et fut nommé peu après gouverneur du palais de Laeken, près Bruxelles.
À l'ouverture de la campagne d'Allemagne, en 1805, sa
division devint la première du 5e Corps
de la grande armée sous les ordres de Soult ; puis commandée par le
maréchal Lannes, elle se distingua à Ulm et à Hollabrunn.
Il s'illustre à la bataille d'Austerlitz à la suite de
laquelle il est nommé Grand Aigle (Grand Croix) de la Légion d'honneur. [2]
Dans la campagne de Prusse de 1806, sa
division remporta le premier avantage à Saalfeld.
Elle commença l'attaque à Iéna [3]
Elle se signala de nouveau en Pologne,
où elle résista seule à l'armée russe lors de la Bataille de Pułtusk.
[4]Cette
division battit encore les Russes à Ostrołęka.
Après la paix de Tilsitt, en 1807, le
général Suchet prit ses cantonnements en Silésie,
et commanda le 5e corps qui fut envoyé en Espagne
l'année suivante.
Campagne
d'Espagne



Il est envoyé en Espagne, il sera le seul des grands généraux à
remporter de grandes victoires dans ce pays[5].
Seul maréchal à gagner son titre en Espagne, il réorganisa ses unités
Françaises, établit une discipline sévère, administra sagement, ce qui
lui donna l’affection des Espagnols. Suchet fut le seul des chefs
Français à réussir complètement la pacification de la zone dont il était
chargé. Il se distingue par une série impressionnante de menées à la
tête de l'armée d'Aragon.
En décembre 1808,
la division de Suchet ouvrit le siège de Saragosse, sur la droite
de l'Èbre,
où elle obtint des succès. Nommé, en avril 1809, général
en chef du 3e corps (armée d'Aragon), et
gouverneur de cette province, le départ du 5e
corps, la guerre de l'Autriche et le délabrement d'une armée très faible,
rendirent sa position fort critique.
Le jour de son arrivée au commandement, le général espagnol Blake se présenta avec 25 000 hommes
devant Saragosse. Les troupes abattues demandaient la
retraite ; Suchet leur communiqua son énergie, les conduisit à l'ennemi,
le battit à Maria le 14 juin 1809, lui prit 30 pièces de canon et 4 000 hommes, et
compléta sa défaite, le 18, à Belchite.
Ces succès renversèrent les projets des Espagnols qui voulaient se
porter sur les Pyrénées. Son administration juste et modérée, son
impartiale intégrité envers les habitants auxquels il conserva leurs
emplois, sa protection particulière pour le clergé, sa sévérité sur la
discipline, lui attachèrent les Aragonais et lui créèrent des
ressources.
Au milieu de la disette générale, son armée devint florissante, et
après une marche sur Valence, en janvier 1810, elle
commença ses mémorables campagnes. Lérida,
écueil des grands capitaines, tomba la première en son pouvoir, le 13 mai,
après une victoire complète remportée sur le général O'Donnel, à Margalef,
le 13 avril, sous les murs de la place. Mequinenza
fut forcée de capituler le 8 juin ; Tortose
ouvrit ses portes le 12 janvier 1811, après 13 jours de tranchée ouverte ; le fort San-Felipe,
au col de
Balanguer, fut pris d'assaut le 9 ; Tarragone,
la Forte, succomba le 28 juin
après 56 jours de siège, ou plutôt d'une continuelle et terrible
bataille, en présence et sous le feu de l'escadre britannique, de ses
troupes de débarquement et de l'armée espagnole de Catalogne. Le bâton
de maréchal d'Empire fut le prix de cette
campagne [6]
Napoléon lui octroie
le 8 juillet 1811.
En septembre 1811,
le maréchal ouvrit la campagne de Valence. Les forts de l'antique
Sagonte, qui couvrent cette capitale, relevés à grands frais par les
Espagnols, l'arrêtent. Oropesa fut assiégé
et pris le 25 août. La garnison de Sagonte
avait repoussé deux assauts [7].
Le 26 décembre, ayant reçu le corps de réserve de la
Havane, et, sans attendre les divisions de Portugal,
il passa la Guadalavia,
investit Valence, pressa le siège et le bombardement, et força Blake à capituler le 9 janvier 1812. Le 10,
les Espagnols, au nombre de 17 500 hommes d'infanterie et 1 800 de
cavalerie, se rendirent, et Valence fut occupée. Avant un mois, la place de Peñíscola et le fort de
Dénia tombèrent en son pouvoir, et complétèrent la conquête du royaume de Valence.
En janvier 1812,
il est duc d’Albufera et gouverneur du pays de Valence.[8],[9]
Après divers engagements victorieux, contre le général Enrique José O'Donnell et l'armée
espagnole, et après avoir reçu à Valence les armées du Centre et du Midi
qui s'y rallièrent pour marcher contre l'armée britannique, le maréchal
fit, en juin 1813,
lever le siège de Tarragone, vivement pressé par le général Murray qui
perdit toute son artillerie.
La retraite de l'armée française au-delà des Pyrénées après la bataille de Vitoria, l'obligea d'évacuer Valence le 5
juillet, dix-huit mois après la reddition de cette ville. Il laissa
des garnisons à Dénia, Sagonte, Peniscola, Tortose,
Lérida
et Mequinenza
approvisionnées pour plus d'un an.
En septembre il battit lord Bentinck au col d'Ordal et
fut alors nommé colonel général de la Garde impériale, en remplacement
du duc d'Istrie (Bessières), qui venait de trouver la
mort à la bataille de Lützen. Le duc
d'Albuféra occupa pendant six mois la Catalogne.
Vingt mille hommes lui ayant été demandés pour la France, en janvier 1814, il se
rapprocha alors des Pyrénées, et il fut à Gérone
où reçut Ferdinand VII, qu'il fut
chargé de conduire à l'armée espagnole. Malgré la faiblesse de son
armée, réduite à neuf mille hommes, le duc d'Albuféra persista à
rester en Espagne pour assurer la rentrée de 18 000 hommes de garnison,
et surtout pour empêcher l'ennemi d'envahir la frontière. Il est encore
vainqueur à Molino del Rey en janvier 1814. La
frontière des Pyrénées-Orientales reste inviolée
jusqu'à la chute de l'Empire.
Instruit officiellement de l'abdication de l'Empereur, et croyant
voir le vœu de la nation dans ce décret du sénat, rallié à la Restauration, il
fit reconnaître Louis XVIII par l'armée dont
le gouvernement royal lui conserva le commandement.
De retour à Paris, il fut nommé pair de France, gouverneur de de la 10e
division, commandeur de Saint-Louis, et, en décembre suivant,
gouverneur de la 5e division à Strasbourg.
Tant que les Bourbons demeurèrent sur le territoire français, le duc
d'Albuféra resta fidèle au serment qu'il leur avait prêté et maintint
les troupes dans l'obéissance : resté sans ordres ni instructions du
gouvernement royal, et jugeant, par les premiers actes du congrès de Vienne, que les forces
étrangères se disposaient à envahir la France.
Les Cent-Jours


Pendant les Cent-Jours, le maréchal se rendit à Paris, le 30 mars 1815, dix
jours après l'arrivée de Napoléon Ier, pour recevoir de nouveaux ordres. Il reçut le 5 avril
celui de se rendre à Lyon pour y rassembler une armée. Suchet reçoit le
commandement de l’armée Française des Alpes le 15 juin [10].
Il fut nommé, le 27 juin suivant, membre de la Chambre impériale des
pairs.
À la tête de ces nouvelles troupes, il se porta vers les Alpes,
battit les Piémontais, le 15 juin,
et quelques jours après les Autrichiens à Conflans. L'arrivée de la grande armée
autrichienne à Genève l'obligea de quitter la Savoie et de se replier sur Lyon.
Après Waterloo



Tombe de Suchet au cimetière du Père-Lachaise. Le
buste est sculpté par David d'Angers.





Instruit, le 11 juillet, que la bataille de Waterloo[11]
venait de replacer le sceptre dans la main des Bourbons, le duc
d'Albuféra, pour éviter une guerre civile, conclut avec les Autrichiens
une capitulation honorable qui, en sauvant sa ville natale, conserva à
la France pour dix millions de matériel d'artillerie. Le même jour, 11
juillet, il envoya trois généraux pour annoncer au roi qu'il était
reconnu par l'armée, dont le commandement lui fut continué.
Exclu de la Chambre des pairs par l'ordonnance du 24 juillet 1815,
époque à laquelle la réaction royale commençait à exercer ses fureurs,
le duc d'Albuféra fut rappelé dans cette chambre par une ordonnance du 5 mars 1819. Par des raisons de cour, il ne fit pas partie de
l'expédition de 1823, en Espagne, sous les ordres du duc d'Angoulême[réf. nécessaire],
et mourut à Marseille, le 3 janvier 1826, âgé de
54 ans seulement. Sa dépouille fut transportée à Paris.
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Les generaux Français

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