Les Aigles Impériaux


 
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 1805 Trafalgar:

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¤{LCR}¤ Marmont

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MessageSujet: 1805 Trafalgar:   Dim 11 Avr - 12:11

Bataille de Trafalgar: 1ere Partie:

Pour les articles homonymes, voir Trafalgar.

Informations généralesDateLieuIssue
Bataille de Trafalgar

La bataille de Trafalgar, situation à 13 h. Tableau de Nicholas Pocock
21 octobre 1805
Au large du cap de Trafalgar, au Sud de l'Espagne, proche du Détroit de Gibraltar
Victoire britannique décisive
Belligérants
Empire français
Royaume d'Espagne
Royaume-Uni
Commandants
Pierre de VilleneuveHoratio Nelson
Forces en présence
33 navires27 navires
Pertes
17 navires capturés
1 navire détruit
7 000 prisonniers

France:
2 218 morts
1 155 blessés
Espagne:
1 025 morts
1 383 blessés
446 morts
1 246 blessés
Troisième coalition
Batailles
Batailles navales
Cap Finisterre - Trafalgar - Cap Ortegal - Gaète - Campo Tenese - Maida


Campagne d'Autriche (1805) : opérations en Bavière - Autriche - Moravie
Donauwerth - Wertingen - Gunzburg - Haslach-Jungingen - Memmingen - Elchingen - Michelsberg Heights - Nerenstetten - Neresheim - Ulm - Reid - Lambach - Bodenbiehls - Amstetten - Steyer - Saint-Pölten - (Maria-) Zell - Dürenstein - Hollabrunn - Schöngrabern - Wischau - Austerlitz



Opérations en Italie du Nord
Vérone - Caldiero - Castelfranco - Tagliamento



Opérations en Italie du Sud
Piombino



Autres théâtres d'opérations
Cap de Bonne-Espérance (Kaap de Goede Hoop)

La Bataille de Trafalgar par Turner (1822–1824) montre les trois dernières lettres du célèbre pavillon « England expects that every man will do his duty » sur le HMS Victory.



Le Redoutable (F) vaincu par le Temeraire (UK) à Trafalgar - Auguste Mayer - Le Temeraire (98 canons) achève le Redoutable (à gauche - vaisseau de 74 canons qui vient de combattre durant 2 heures le Victory, vaisseau amiral de 104 canons de Nelson)



Mort de Nelson sur le pont du Victory



La bataille navale de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres de l'amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Horatio Nelson. Nelson y trouvera la mort, mais la tactique qu'il avait mise en œuvre valut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique. Les deux tiers des navires franco-espagnols furent détruits, et Napoléon, faute d'une flotte suffisante, dut renoncer à tout espoir de conquête du Royaume-Uni.
Cette victoire marque également la suprématie britannique sur les mers, qui allait rester incontestée jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Le 21 octobre a été célébré dans tout l'Empire Britannique sous le nom de « Trafalgar Day » pendant le XIXe siècle et au début du XXe siècle, mais aujourd'hui cette fête est peu connue.

Sommaire

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//


Contexte [modifier]


Suite à la reprise des hostilités entre la France et le Royaume-Uni, le 18 mai 1803, après l'éphémère paix d'Amiens, Napoléon Ier commence à réunir une armée, au camp de Boulogne, dans le but d'envahir les îles Britanniques, et d'en finir avec son plus coriace ennemi.
Mais pour permettre à la flottille de transport de traverser la Manche, il doit obtenir une supériorité au moins temporaire, contre la Royal Navy. Pour la réaliser, il lui faut rassembler ses deux flottes principales, celle de l'Atlantique, basée à Brest et celle de la Méditerranée, alors basée à Toulon. Mais ces deux flottes sont sous la surveillance constante de la Royal Navy, ce qui rend leur jonction difficile. De plus d'autres flottes peuvent être mobilisées pour cette action, à savoir la flotte espagnole, maintenant alliée de la France et les autres escadres, présentes sur la façade atlantique, comme celle de Rochefort.
La flotte à Brest, commandée par le vice-amiral Honoré Joseph Antoine Ganteaume, forte de vingt et un vaisseaux de ligne est étroitement surveillée par l'amiral William Cornwallis et son escadre, et ne peut appareiller sans combattre. Cependant, le vice-amiral Horatio Nelson, qui commande la Mediterranean Fleet qui fait face à l'escadre de Toulon, a décidé d'appliquer un blocus relâché, car il espère inciter l'amiral français Pierre de Villeneuve à prendre la mer, et qu'il pourra ainsi livrer bataille. Malgré les réticences de Villeneuve, qui a déjà connu la défaite contre Nelson à Aboukir en 1798, Napoléon pousse celui-ci à appareiller en direction des Antilles, où la flotte espagnole et celle de Ganteaume, forçant aussi le blocus, le rejoindront. Grâce à des tempêtes qui empêchèrent les navires britanniques de maintenir leurs positions de guet, Villeneuve fait voile le 29 mars 1805, s'échappe du piège de Nelson, passe le détroit de Gibraltar le 8 avril, et arrive aux Antilles, le 12 mai, avec onze vaisseaux. Une flotte espagnole, forte de neuf vaisseaux l'y rejoint. Fort de ses vingt navires de ligne, Villeneuve, pourtant pressé par les officiers de l'armée française de participer à la reprise des îles conquises par les Britanniques, reste inactif pendant un mois, attendant Ganteaume, qui n'a même pas quitté son port. Le 7 juin, suite à la capture d'un navire de commerce britannique, il apprend que Nelson et sa flotte, malgré les vents contraires qui les ont retenus, est enfin arrivé dans les Caraïbes. Villeneuve décide alors d'appareiller pour retourner en Europe, ce qu'il fait le 11 juin.
Le 9 juillet, il arrive au Cap Finisterre, mais les vents contraires l'empêchent de rentrer dans le golfe de Gascogne avant le 22. Entre-temps, le vice-amiral Robert Calder, qui montait la garde devant Rochefort et Ferrol, a appris le retour du Français, et le 22, il a rassemblé sa flotte de quinze vaisseaux pour l'attendre au Cap Finisterre. La bataille qui suit, la bataille "des quinze-vingt", le 23, où Villeneuve perd deux navires espagnols, dissuade celui-ci de poursuivre au nord. Malgré l'avantage du vent, il fait demi-tour et arrive à La Corogne le 1er août. Les ordres de Napoléon qui l'attendent sont clairs: voguer au nord, vers Brest, mais nerveux devant les démonstrations de la Navy, Villeneuve décide de rejoindre Cadix.
Le 15, Cornwallis prend la lourde décision de détacher vingt de ses vaisseaux pour renforcer Calder contre Villeneuve, ce qui ne lui en laisse que onze pour garder la Manche. Mais, entre-temps, avec la menace des troupes autrichiennes et russes, aux frontières de l'est, les trois corps d'armée de Napoléon Ier, sans nouvelle de leur flotte, quittent le Camp de Boulogne le 26 août, et entament la grande marche vers l'est qui les mène vers Austerlitz.
Horatio Nelson, revenu au Royaume-Uni après deux ans en mer, est chargé de commander cette nouvelle flotte. Retardé par les réparations du HMS Victory, il ne prend la mer que le 15 septembre et ne rejoint sa flotte que le 29. Il ne place devant Cadix qu'une flottille de frégates sous les ordres du capitaine Henry Blackwood. Ses navires de ligne eux, attendent, hors de vue, à environ 50 miles de là. Il doit détacher six d'entre eux du 2 au 15 octobre, pour aller chercher du ravitaillement à Gibraltar; de plus, le HMS Prince of Wales a quitté la flotte pour ramener Calder au Royaume-Uni, où il doit répondre de son manque d'audace du 23 juillet.
L'amiral Villeneuve, de son côté, semble peu enclin à quitter Cadix : ses capitaines s'y opposent et il craint Nelson. Il a reçu des ordres de l'amiral Decrès, commandant la flotte française, de revenir en Méditerranée, mais seule l'annonce de l'arrivée de son remplaçant, le vice-amiral François Rosily, à Madrid, le 18 octobre, ajoutée au rapport de ses espions signalant six vaisseaux britanniques à Gibraltar, le décide. Le 20 octobre, soudainement partisan du départ, il quitte le port après une rapide préparation de ses navires, et formé en trois colonnes, se dirige sur le Détroit de Gibraltar. Le soir même, l'Achille signale dix-huit navires britanniques à leur poursuite dans le nord-est. Durant la nuit, Villeneuve décide de former sa flotte sur une ligne et de se préparer au combat.
Un message célèbre [modifier]

Article détaillé : England expects that every man will do his duty.

Horatio Nelson élabora un message destiné à galvaniser ses hommes, juste avant la bataille, il fit hisser par pavillons le message « England expects that every man will do his duty » (« L'Angleterre attend de chacun qu'il fasse son devoir »). Suite au résultat de la bataille, cette phrase restera célèbre dans le vocabulaire anglo-saxon.
La bataille [modifier]


Le plan général [modifier]






Les deux colonnes britanniques (en rouge) cassent la colonne Franco-Espagnole à angle droit.



L'ampleur de la victoire de l'amiral Nelson tient à sa manœuvre, consistant en un renversement de la tactique habituelle de combat en mer. Au XVIIIe siècle, lorsque deux flottes s'affrontaient, elles se disposaient en deux longues files perpendiculaires au vent (d'où le terme de vaisseau de ligne), et naviguaient l'une vers l'autre. Elles remontaient toutes deux lentement le vent et en se croisant, elles se canonnaient. Les deux flottes faisaient généralement demi-tour pour un deuxième passage face à face. La victoire tenait surtout au nombre de canons disponibles, à la rapidité de manœuvre des équipages et à la coordination entre les différentes unités de la flotte mais l'issue d'une bataille était rarement décisive, les pertes en vaisseaux étaient faibles. La manœuvre de Nelson, risquée, cherchait au contraire à la destruction totale de son ennemi en tronçonnant sa flotte et en poussant à un engagement général à courte portée ("pèle-mèle").
À Trafalgar, Nelson se trouvait face à une flotte franco-espagnole qui, bien que supérieure en nombre, était très inférieure qualitativement à la sienne, tant en matériel qu'en équipage. Les vaisseaux espagnols étaient anciens et fragiles, les vaisseaux français cependant plus récents possédaient souvent des équipages trop peu entraînés. La flotte anglaise est au contraire de très bonne qualité. Les équipages sont remarquablement entraînés et possèdent un moral très élevé. Un des très grands avantages de Nelson est de pouvoir compter sur un corps de capitaines exceptionnellement compétents, expérimentés et complètement dévoués. Les vaisseaux de la Royal Navy disposent, outre leur artillerie classique, de très gros canons, appelés caronades, de faible portée mais faciles à utiliser, qui peuvent cribler de mitraille les équipages adverses à courte distance. Cette arme va montrer sa très grande efficacité durant la bataille. Du côté des coalisés, les caronades sont peu utilisées, les vaisseaux français et espagnols préférant ajouter des obusiers qui s'avéreront bien moins utiles. Nelson dispose en outre de sept vaisseaux à trois ponts qui dominent de leur taille les deux-ponts adverses. Du côté de la flotte coalisée, les Espagnols alignent quatre vaisseaux à trois ponts et les Français aucun. En revanche, on relève dans la flotte française plusieurs vaisseaux à quatre-vingts canons dont le poids de la bordée égalait voire dépassait celles des plus gros vaisseaux britanniques. Nelson, qui se trouvait en infériorité numérique, décida alors de bousculer les habitudes.
Au lieu d'orienter sa flotte perpendiculairement au vent, il la place vent arrière, ce qui lui donne beaucoup de vitesse (rendant aussi les coups au but plus difficiles, Nelson mise aussi sur une variable relativement aléatoire : ses marins aguerris aux joutes navales face à des Français et Espagnols moyennement talentueux au tir de précision et au rechargement), et dispose ses navires sur deux files côte à côte. Ces deux files forment une épée qui transperce la flotte Franco-Espagnole. Celle menée par Nelson coupe la ligne adverse à angle droit un peu en avant de son milieu et empêche l'avant-garde de secourir le reste de la flotte franco-espagnole. Celle dirigée par Collingwood submerge l'arrière-garde. Après avoir durement touché l'adversaire en coupant sa ligne, la flotte de Nelson écrase méthodiquement les vaisseaux désorganisés du centre et de l'arrière des Franco-Espagnols. Cette tactique entrainait un inconvénient : avant de pouvoir transpercer les lignes franco-espagnoles, les navires de têtes anglais étaient canonnés sans pouvoir riposter. Cependant, Nelson compta sur la lenteur et la médiocre précision de tir des canonniers français et espagnols. Dès que l'ennemi fut à portée, la meilleure qualité de tir de ses propres canonniers et l'adresse de ses équipages permit de renverser l'infériorité numérique relative. Les lignes désorganisées et prises en tenaille par les Anglais, il ne fut donc plus difficile pour Nelson d'anéantir les navires ennemis.
Le Centre de la Bataille : le Redoutable contre le Victory [modifier]


Le combat entre ces deux navires est épique à plus d'un titre. Le Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Jean Jacques Étienne Lucas est l'un des rares vaisseaux de la flotte Franco-espagnole d'une très bonne valeur combattante. Un de ses atouts est d'embarquer un surplus d'infanterie de ligne. On a vu que le Victory à la tête de la première colonne cherche à percer la ligne Franco-espagnole et surtout à affronter directement le Bucentaure. Celui-ci est protégé à l'avant par le Santa Trinidad et à l'arrière par le Redoutable. Le capitaine du Victory choisi alors d'aborder le Redoutable après avoir échangé des tirs avec le Bucentaure. Un combat de mousqueterie s'engage et le Redoutable prend rapidement le dessus. En quinze minutes le Victory est réduit au silence. L'amiral Nelson est blessé mortellement durant cet affrontement. Cependant, il est difficile de monter à bord du navire anglais à cause de sa taille et du mouvement des bateaux. Les deux navires dérivent sous le vent ce qui ouvre le passage à la poupe du Bucentaure pour le reste de la colonne anglaise. Le Téméraire profite alors d'un mauvais choix tactique du Neptune pour passer et engager le Redoutable. Ses caronades ravagent le pont du Redoutable, réduisant à néant les efforts de l'équipage pour s'emparer du Victory. La situation au centre de la bataille est la suivante : Les 8 vaisseaux de l'avant garde n'ont esquissé qu'un semblant de contre-attaque, 2 vaisseaux espagnols tombés sous le vent ne peuvent intervenir efficacement, le Neptune est parti secourir le Santa Ana. Le centre de la formation Franco-espagnole ne comptant plus à ce moment que 5 vaisseaux est donc submergé par les 12 vaisseaux anglais de la colonne Nelson.
Les conséquences [modifier]






A Trafalgar et dans ses suites, les Français et les Espagnols perdent au total 23 navires, 4400 marins tués ou noyés, 2500 blessés et plus de 7000 prisonniers. Nelson est mort ainsi que 448 autres marins britanniques mais la victoire des Anglais est totale. Plusieurs vaisseaux britanniques sont cependant très fortement endommagés (dont le Victory et le Royal Sovereign).
Cette rencontre n'eut pas d'effet majeur sur la stratégie terrestre puisque Napoléon Bonaparte avait déjà abandonné son projet d'envahir l'Angleterre à la mi-août 1805 pour porter ses efforts sur l'Europe continentale. Mais par leur victoire maritime, les Anglais confirmèrent définitivement leur suprématie sur les mers. Si, dès avant la bataille, le risque d'une invasion était déjà levé, il disparut totalement à sa suite, la marine française n'osant jamais plus affronter les escadres britanniques en mer. Quant à la marine espagnole, elle perdit à Trafalgar l'essentiel de ses moyens. Politiquement aussi, les résultats de Trafalgar ne doivent pas être sous-estimés, constituant bientôt tant en Europe continentale qu'au Royaume-Uni un contrepoids moral aux victoires terrestres de la Grande Armée.
A plus long terme, cette bataille va contribuer à la création d'un mythe, la bataille navale décisive sauvant le Royaume-Uni. Pendant la Première Guerre Mondiale, la bataille du Jutland, et ses résultats mitigés, susciteront une vive controverse, cette bataille entre dreadnoughts étant appréciée à la lumière de la victoire de Nelson.
Le Victory, le vaisseau amiral de Nelson, est conservé de nos jours comme une relique. Il fait cependant toujours officiellement partie de la Royal Navy.
[b]Ordre de bataille [modifier]



Bataille de Trafalgar, situation à 17h00



Le HMS Victory contre des navires de ligne français
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1805 Trafalgar:
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