Les Aigles Impériaux


 
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 Cambronne

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Adjudant Cambronne

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Localisation : ORLEANS
Date d'inscription : 17/04/2010

MessageSujet: Cambronne   Dim 2 Mai - 11:30

Destiné au commerce, il s'enrôle dans un bataillon de volontaires
nantais dans les grenadiers en 1792, qui
allait se battre contre les rebelles de la Vendée ; il sert sous les ordres de Dumouriez en Belgique,
en Vendée, participe à la bataille de Quiberon.

D'une bravoure remarquable, il parvient rapidement au grade de
capitaine. La Vendée pacifiée, il s'embarque pour l'expédition d'Irlande sous les
ordres de Hoche en 1796.
Il passe ensuite à l'armée des Alpes sous
les ordres de Masséna, où il se fait remarquer à la tête d'une compagnie
de grenadiers à la bataille de Zurich(1799).
Il passe ensuite à l'armée d'Helvétie, où il enlève une batterie
russe avec une poignée d'hommes. Il voit périr à ses côtés La Tour d'Auvergne, et refusa le titre de premier grenadier de France
que ses soldats voulaient lui donner.
Colonel à Iéna, il est nommé major commandant du3ème régiment de voltigeurs de la Garde en 1810 et fait baron la même année et participe pendant deux ans à la Campagne d'Espagne.
Il rejoint la Grande Armée pendant la campagne de Russie. Il y commande le 3e régiment de voltigeurs
et participe aux batailles de Bautzen, Dresde, Leipzig, avant d'être nommé
général à la Bataille de Hanau.Nommé major de la Garde impériale en 1814, il prend
part à toutes les opérations de la campagne de 1814, il est blessé
plusieurs fois.
Fidèle parmi les fidèles à l'Empereur, il est
commandant militaire (dirigeant la garde impériale et la place de
Porto-Ferraio) de l'ile d'Elbe en 1814-1815. Il
accompagne Napoléon Ier en 1815 lors de
son retour sur le continent, et commande l'avant-garde de sa petite
armée.
Il neutralise la forteresse de Sisteron
( 5 mars ).
Arrivé à Paris, il est nommé comte de l'Empire par Napoléon. Il est
aussi décoré du grand cordon de la légion d'honneur et lieutenant-général, mais il refuse
ce dernier grade. Il fut également créé comte de l'Empire et compris
dans la liste des pairs des Cent-jours le 2 juin 1815.
Selon une légende très populaire, commandant le dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo, sommé de se rendre par le général
britannique Colville, Cambronne aurait répondu :
« La garde meurt mais ne se rend pas ! »

Puis, devant l'insistance du Britannique, il fait une réponse aussi
énergique que concise, aujourd'hui connue comme le « mot de Cambronne »
qu'il nia cependant toute sa vie avoir faite :
« Merde ! »




Sa détermination provoqua l'admiration des Britanniques, qui firent
tout pour le capturer.
Grièvement blessé, il est en effet fait prisonnier après le massacre
des derniers carrés.
On a souvent contesté la réponse qui a illustré Cambronne. La
paternité de cette réponse, devenue honorable, fut disputée et valut
même un procès aux descendants de Cambronne, par ceux du général Michel. Le Conseil d'Etat ne trancha pas.
Le témoignage d'Antoine Deleau
semble sujet à caution, car paru après la première édition des
Misérables.
Soigné par Mary Osburn, une
infirmière d'origine écossaise, durant sa captivité, Cambronne l'épousa,
et lui aurait alors juré ne pas être l'auteur de cette réplique. Ce qui
lui aurait valu de recevoir une montre en cadeau.
Cette grossièreté héroïque a inspiré une pièce à Sacha Guitry: Le mot de Cambronne. Comme elle est en vers et que
le mot en question ne possède qu'une seule rime (« perde »), l'oreille
du spectateur est évidemment aux aguets.Victor Hugo, lui, a écrit : "Cambronne à Waterloo a enterré le
premier empire dans un mot où est né le second".
Conduit en Angleterre, il écrit à Louis XVIII pour obtenir la permission de
rentrer en France. Il revient sans avoir reçu de réponse, est arrêté,
conduit à Paris,
traduit devant le conseil de guerre et acquitté. Il est libéré pour
pouvoir assister à son procès pour trahison (attaque de la France à
main armée
) en France. Défendu par le royaliste Berryer, il est acquitté le 26 avril 1816.
Cambronne vient ensuite résider à Nantes (3 rue Jean-Jacques
Rousseau, où se trouve le Cercle Cambronne (actuellement). Sa résidence d'été se trouvait à Saint-Sébastien,
près de Nantes, d'abord dans une propriété de famille, puis dans le
manoir de la Baugerie, propriété de Marie Osburn,
qu'il épouse le 10 mai 1820.
En 1820, Louis XVIII le nomme commandant de la place de Lille avec le grade de maréchal de camp, puis le fait vicomte
au mois d'août 1822.
Il prend alors sa retraite. En 1832, le
préfet de Loire-Inférieure le nomme conseiller municipal
de Saint-Sébastien, mais il démissionne immédiatement, alléguant des
raisons de santé.
Il meurt à Nantes le 28 janvier 1842
et est inhumé au Cimetière de la Miséricorde.
Par une ordonnance du 5 décembre 1842,
le roi Louis Philippe 1er
autorise sa ville natale à élever une statue en son honneur. Le
monument est inauguré le 28 juillet 1848 et placé
au centre du cours qui porte son nom.
Il est représenté sur la frise Le départ des armées de l'Arc de triomphe de l'Etoile et
son nom est inscrit sur le pilier Nord du même monument.
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Cambronne
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